Le directeur général de l'Agence nationale d'appui au développement rural (Anader), Dr Sidiki Cissé, a dressé le bilan des activités de l'année 2025 et présenté les perspectives de l'institution, lors d'une conférence de presse tenue le mardi 17 février 2026 au Plateau.
Comme les années précédentes, le premier responsable de l'Anader a saisi cette tribune pour rappeler les principales actions menées par sa structure et annoncer les grandes orientations à venir. L'exercice 2026, a-t-il souligné, marque l'entrée en vigueur d'un nouveau Plan stratégique de développement (PSD) ainsi que la signature d'un contrat de performance renouvelé avec l'État.
Ce nouveau PSD, couvrant la période 2026-2030, s'articule autour de cinq axes stratégiques déclinés en 45 programmes. Son coût global est estimé à 167,42 milliards de F CFA sur cinq ans. Le financement sera assuré par l'État de Côte d'Ivoire à hauteur de 100 milliards de F CFA, soit 59,73 %, tandis que 67,42 milliards de F CFA (40,27 %) proviendront des ressources propres, notamment des partenaires techniques et financiers, des institutions nationales et des fonds verts.
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Le premier axe porte sur le renforcement de l'appui au développement des chaînes de valeur agricoles, avec pour ambition d'accroître la productivité et la compétitivité des filières. Le deuxième vise à consolider l'appui au développement rural, à la santé communautaire et à la nutrition, afin d'améliorer durablement les conditions de vie en milieu rural.
Le troisième axe met l'accent sur la promotion de l'initiative entrepreneuriale pour dynamiser l'emploi et la création de valeur. Le quatrième concerne l'amélioration de la gestion administrative et financière, des conditions de travail et du bien-être social des agents de l'Anader, dans une perspective de résilience institutionnelle. Enfin, le cinquième axe est dédié au renforcement de la gouvernance et du dispositif de suivi-évaluation, afin de garantir transparence, redevabilité et performance mesurable.
Le Dr Sidiki Cissé a également insisté sur la nécessité d'accélérer la digitalisation du conseil agricole. Malgré son coût, le recours au numérique permet, selon lui, de réduire la charge de travail, d'améliorer l'efficacité des interventions et de renforcer la prévention grâce au partage des bonnes pratiques.
Revenant sur le bilan de 2025, il a mis en avant l'amélioration de la productivité agricole, l'appui aux collectivités territoriales dans la planification du développement local, ainsi que le renforcement de la disponibilité et de l'accessibilité des denrées alimentaires pour les populations.
Pour sa part, la directrice générale adjointe, Nicole Aphing-Kouassi, a rappelé que cette rencontre annuelle constitue un exercice de redevabilité, destiné à partager les initiatives mises en oeuvre pour accompagner le développement agricole. Elle a précisé que le nouveau PSD est aligné sur le Plan national de développement (PND) 2026-2030, confirmant ainsi la cohérence des actions de l'Anader avec les priorités stratégiques de l'État.