Ile Maurice: Les enquêteurs passent au crible les déplacements de Vanita Gangoo

20 Février 2026

L'affaire de traite humaine impliquant Vanita Gangoo, surnommée Chachi, devient chaque jour plus accablante. L'enquête menée par la Criminal Investigation Division de Petite-Rivière est loin d'être terminée. Les enquêteurs multiplient désormais les vérifications afin de comprendre en profondeur le mode opératoire de la suspecte, notamment ses allées et venues répétées vers l'île de La Réunion.

Vanita Gangoo devra comparaître devant la cour le mercredi 25 février dans le cadre de sa motion de caution. Son avocat entend débattre sa demande de remise en liberté, alors que les autorités, elles, continuent de rassembler des preuves et des témoignages susceptibles d'éclairer l'ampleur de ce présumé réseau.

Lors de son audition au poste de police de Petite-Rivière, les enquêteurs ont exigé de consulter son passeport. Objectif : vérifier la fréquence de ses déplacements, la durée de ses séjours à La Réunion, ainsi que les documents de voyage ou lettres d'hébergement qu'elle aurait pu présenter. La suspecte clame son innocence, affirmant qu'elle se rendait simplement chez un «copain». Mais les policiers estiment que la répétition de ces voyages pourrait en dire long sur la véracité de cette version.

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Cependant, une zone d'ombre est rapidement apparue : le passeport de Vanita Gangoo est introuvable. Son époux aurait déclaré ne pas parvenir à remettre la main sur le document.

Les informations seront prochainement recoupées auprès du Passport and Immigration Office afin d'obtenir l'historique complet de ses déplacements : dates de départ, retours, durée des séjours et éventuelles adresses déclarées sur place. Ces détails pourraient fournir des indications précieuses sur l'existence d'un schéma organisé.

Entre-temps, la victime présumée, Nousha, a expliqué à la police avoir déjà effectué une déposition auprès des services de l'immigration à La Réunion, relatant les circonstances de sa mésaventure.

Une proche, profondément bouleversée, est elle aussi sortie du silence en déposant une plainte au poste de police de Petite-Rivière. Elle raconte comment elle aurait été «embobinée» par la suspecte, qui lui aurait fait croire que Nousha était entre de bonnes mains.

«Elle m'avait mise en confiance. Elle m'avait montré l'endroit où Nousha était censée loger pour travailler comme photographe à Saint-Pierre. Tout semblait normal... jusqu'au lendemain, quand j'ai vu Nousha en larmes. J'ai compris que j'avais commis une grave erreur en croyant cette femme», confie-t-elle.

Aujourd'hui, cette dernière lance un appel à témoins, exhortant d'éventuelles autres victimes à sortir du silence et à dénoncer celle qui, selon elle, aurait brisé les rêves de plusieurs jeunes filles, exploitant leur vulnérabilité pour gagner de l'argent «sur leur dos».

L'enquête se poursuit. Les prochains jours pourraient être décisifs dans cette affaire qui choque profondément l'opinion publique.

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