Leurs contributions à l'avancée de la recherche scientifique sont reconnues sur la scène internationale. Leurs domaines respectifs : les primates pour l'un, la conservation animale et la protection de la biodiversité pour l'autre, mais les deux se rejoignent.
Leurs recherches leur ont valu, à plusieurs reprises, des prix et autres récompenses, décernés à l'international. À Madagascar, en revanche, de telles marques de reconnaissance sont beaucoup plus rares.
Parents pauvres
Il s'agit de deux grandes figures de la recherche scientifique : le professeur Jonah Ratsimbazafy, illustre primatologue à qui a été attribuée la paternité de nombreuses découvertes scientifiques sur les primates, et le professeur Lily-Arison René de Roland, éminent ornithologue, lauréat du prestigieux Prix Indianapolis 2025.
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Tous deux ont des espèces endémiques portant leur nom, pour les avoir découvertes pour la première fois. Tous deux ont obtenu, à de nombreuses reprises, d'autres reconnaissances internationales.
Hier, ils ont obtenu une marque de reconnaissance venant d'une association de journalistes œuvrant dans le domaine de l'environnement, pour leurs contributions exceptionnelles au rayonnement du pays à travers leurs recherches scientifiques.
Il faut bien le reconnaître : les scientifiques malgaches ont longtemps été, paradoxalement, les parents pauvres de la recherche scientifique ! Nombre d'entre eux sont contraints de s'autofinancer pour participer à des rencontres scientifiques internationales, fort importantes pour l'avancée de la recherche à Madagascar.
D'autres doivent établir des priorités absolues en matière de financement et renoncer à d'autres volets pourtant importants, faute de moyens. En comparaison avec leurs pairs en Afrique, pour ne citer que cela, leurs confrères africains sont beaucoup mieux lotis et disposent de davantage de moyens au service de la recherche.
Il est temps que cela change. Un début de changement est peut-être perceptible, lorsque le Premier ministre a promis, hier, aux deux scientifiques malgaches, de mieux valoriser la recherche et, plus concrètement, de les aider financièrement lors de leurs déplacements internationaux. C'est déjà un bon début.