L'atelier de restitution d'une analyse socio-genrée de la pénurie d'eau à Antananarivo, menée par Nifin'Akanga et Alternatives Madagascar, s'est tenu hier. Cette étude a révélé les difficultés d'accès à l'eau qui constituent une véritable violence silencieuse pour les femmes.
Dans la capitale malgache, l'accès à l'eau potable reste un défi majeur. Une étude menée en 2025 révèle une réalité inquiétante : les difficultés d'approvisionnement en eau constituent une violence silencieuse qui frappe les femmes, en particulier celles issues de groupes vulnérables.
Santé fragilisée, sécurité menacée et revenus amputés : les conséquences sont multiples et profondes. Les consultations organisées à travers des focus groups ont permis de recueillir la parole de femmes vulnérables et de représentants de fokontany.
Les échanges ont mis en évidence : des trajets quotidiens longs et épuisants pour collecter l'eau, des risques accrus d'agressions et d'insécurité, des pertes de temps et de revenus considérables, des impacts directs sur la santé des ménages.
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Mobilisation
Face à cette situation, une réunion multi-acteurs s'est tenue hier à Antanimena. Autorités locales, représentants des fokontany, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers ont pris part à la restitution de l'étude.
Les objectifs étaient clairs : présenter les résultats et recommandations, favoriser un dialogue participatif, identifier des pistes d'action concrètes, renforcer l'engagement collectif autour de solutions inclusives.