Le ministère de l'Environnement, à travers le Centre de Suivi Écologique (CSE), a procédé hier, jeudi 19 février 2026, au lancement officiel de la cinquième édition de l'Annuaire sur l'Environnement et les Ressources Naturelles (AERN). Élaboré tous les cinq ans, ce document de référence se veut un outil stratégique pour éclairer les décideurs, les collectivités et le public sur l'état des écosystèmes et des ressources du Sénégal.
Intervenant en premier, M. Fodé Fall, Secrétaire général du ministère de l'Environnement, a insisté sur la rigueur du travail accompli. Selon lui, cette cinquième édition est l'aboutissement d'un « long processus totalement participatif, inclusif et itératif » ayant mobilisé les techniciens du département et des acteurs de plusieurs secteurs de la vie active. « Nous avons pu élaborer la cinquième édition de l'annuaire sur les ressources naturelles du Sénégal », a-t-il déclaré, qualifiant le document d'«extrêmement important » et d'« aide à la décision ».
Il a souligné que cet outil fournit aux pouvoirs publics et aux acteurs de développement des « statistiques fiables et maîtrisées », indispensables pour élaborer des politiques publiques pertinentes et identifier les meilleurs projets, non seulement dans le secteur de l'environnement, mais dans tous les domaines de développement.
Des données structurées pour suivre les tendances environnementales
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Prenant la parole, M. Cheikh Mbow, Directeur général du Centre de Suivi Écologique (CSE), est entré dans le détail du contenu. Il a expliqué que l'annuaire compile des données sur 14 chapitres et 19 thématiques clés, allant de la dynamique des ressources en eau et des terres à la déforestation, en passant par l'urbanisation, les infrastructures, le tourisme et la pêche. Mais au-delà du simple constat, l'objectif est d'articuler ces données avec les stratégies de développement national.
« Nous l'inscrivons dans une logique de bio-économie, pour faire de l'environnement un levier de développement économique et social », a-t-il précisé. Il a présenté cet annuaire comme une « boussole » permettant de calibrer les futurs projets en fonction du capital naturel disponible, que ce soit en termes de demande foncière, en eau ou en semences.
M. Mbow a profité de l'occasion pour annoncer une avancée majeure : la digitalisation de ces informations à travers la BADGE (Base de Données Géographiques Environnementales du Sénégal). « Pour une fois, le Sénégal ne va pas aller dans des bases de données extérieures (Banque mondiale, FAO) pour avoir des données qui le concernent. Maintenant, nous avons structuré tout cela et nous l'avons mis en numérique », s'est-il réjoui. Cette plateforme permettra aux décideurs, parlementaires, journalistes et au public d'accéder à des données nationales validées par toutes les structures compétentes.