L'Assemblée nationale a massivement voté, lundi 16 février, la levée de l'immunité parlementaire du député-maire d'Agnam, Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom. Mis en cause dans une affaire de détention présumée de téléphones en prison et de diffusion de contenus sensibles, l'élu se retrouve désormais à la merci du parquet, qui pourrait engager de nouvelles poursuites dans les prochains jours.
Le député-maire d'Agnam, Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, marche tout droit vers un deuxième mandat de dépôt dans l'affaire relative à la « détention frauduleuse de deux téléphones portables en prison et à la diffusion présumée de contenus sensibles ». Réunie hier, lundi 16 février, pour examiner les conclusions de la commission ad hoc mise en place le 9 février dernier afin de statuer sur cette deuxième demande de levée de son immunité parlementaire, sollicitée par la garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, l'Assemblée nationale a voté massivement en faveur de la levée de l'immunité parlementaire du député Farba Ngom. Sur un total de 129 votants sur les 165 députés, 108 ont voté pour et 21 contre. Aucune abstention n'a été enregistrée.
L'Assemblée donne ainsi son feu vert aux autorités judiciaires pour approfondir leurs enquêtes concernant cette affaire d'introduction présumée de téléphones en milieu carcéral et de diffusion de contenus sensibles. La balle est désormais dans le camp du procureur de la République. Le 14 janvier dernier, le procureur Ibrahima Ndoye s'était abstenu d'auditionner Farba Ngom, qui avait été déféré devant lui dans le cadre de cette nouvelle affaire, en raison de son immunité parlementaire.
Désormais, après cette autorisation délivrée par l'Assemblée nationale, les jours à venir s'annoncent déterminants pour le député-maire d'Agnam, Mouhamadou Ngom, qui risque de faire face à de nouvelles charges à l'issue de son face-à-face avec le procureur.
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