Ile Maurice: Un homme d'affaires affirme avoir été floué par une consultante

20 Février 2026

Un investisseur étranger établi à Maurice depuis plus d'une décennie affirme avoir été victime d'une escroquerie présumée dans le cadre de démarches entreprises pour l'obtention de la nationalité mauricienne.

Cet homme d'affaires, dirigeant d'une société opérant à Maurice depuis environ 12 ans et employant près de 140 personnes, explique avoir entamé, il y a environ quatre ans, des démarches pour obtenir la citoyenneté mauricienne pour lui-même, les membres de sa famille ainsi qu'un partenaire d'affaires.

Les demandes auraient été soumises dans les règles et les documents transmis au bureau du Premier ministre pour considération. Convaincu que son dossier présentait un profil méritoire, compte tenu de son niveau d'investissement et de sa contribution économique au pays, il dit avoir attendu une réponse favorable des autorités.

Alors que la procédure suivait son cours, il affirme avoir été approché par une consultante représentant la société basée à Albion. Cette dernière lui aurait assuré pouvoir intervenir afin de faciliter l'aboutissement de sa demande.

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Après avoir consulté le site internet de l'entreprise, le plaignant dit avoir été mis en confiance et lui avoir confié le mandat. Des honoraires de 35 000 dollars américains (soit Rs 1,57 million) auraient été réclamés pour son dossier, et le même montant pour celui de son partenaire. Les deux hommes se seraient acquittés des sommes demandées après avoir été conduits en cour pour prêter serment et signer des documents liés à la demande de citoyenneté. Ils soutiennent avoir agi de bonne foi, persuadés que toutes les procédures entreprises étaient légales et conformes aux exigences administratives.

Toutefois, quelque temps plus tard, ils auraient reçu une correspondance du bureau du Premier ministre les informant du rejet de leur demande de naturalisation. Interpellée à ce sujet, la consultante leur aurait indiqué qu'une nouvelle demande avait déjà été déposée en leur nom et qu'elle était en cours de traitement.

C'est avec stupéfaction, affirme l'italien, qu'ils auraient ensuite appris que la consultante en question avait été arrêtée par la Financial Crimes Commission dans le cadre d'une enquête distincte.

L'homme d'affaires et son partenaire tiennent à se dissocier de toute activité illégale à laquelle la consultante aurait pu se livrer. Ils estiment avoir été trompés et n'excluant pas d'engager des poursuites civiles contre la consultante et sa société afin de réclamer réparation.

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