Sénégal: Une association islamique salue l'adoption du projet de loi visant le durcissement des peines contre les actes contre-nature

Dakar — Le Cadre unitaire de l'islam au Sénégal (CUDIS), réaffirmant son refus de "toute entreprise de banalisation ou de promotion organisée de pratiques contraires aux bonnes moeurs", a salué, vendredi, l'adoption, en Conseil des ministres, d'un projet de loi visant à clarifier, renforcer et étendre l'arsenal de répression de l'homosexualité.

Le gouvernement sénégalais a adopté, mercredi, un projet de loi portant sur "la modification de l'article 319 avec précision de la définition des actes contre nature, durcissement des peines et intégration de l'apologie et le financement de ces types d'actes dans les sanctions".

Le CUDIS, par la voix de son vice-président, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine, "félicite l'État du Sénégal d'avoir entamé, à travers un projet de loi [sur l'homosexualité] récemment adopté en Conseil des ministres, la clarification, le renforcement et l'extension de l'arsenal juridique en la matière, et l'encourage à consolider cette lancée".

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Le CUDIS, une association regroupant les comités scientifiques des différentes confréries soufies du Sénégal et d'autres mouvements islamiques dits réformistes, a lancé, ce vendredi, le "Projet DAHIRAS", dont Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine est le coordonnateur. Une initiative visant à faire des associations islamiques "de véritables espaces de spiritualité et d'éducation citoyenne, de formation professionnelle et d'inclusion économique".

Le Cadre unitaire de l'islam au Sénégal "condamne fermement les pratiques sociales en contradiction flagrante avec les moeurs et la foi de l'écrasante majorité des Sénégalais et qui, malheureusement, n'épargnent désormais plus aucun milieu social (médias, célébrités, écoles, enfants de la rue, "daaras", milieu religieux, etc.)".

Plusieurs personnes dont des célébrités ont été arrêtées il y a quelques jours et sont poursuivies pour actes contre-nature, transmission volontaire du VIH Sida, blanchiment de capitaux, entre autres délits.

Dans un document remis à la presse, le CUDIS réaffirme avec "clarté" et "fermeté" son "refus de toute entreprise de banalisation ou de promotion organisée de pratiques contraires aux bonnes moeurs édictées par notre société".

De même, souligne-t-il, "la nécessité pour les pouvoirs publics de mener à terme le renforcement du cadre légal existant et des mécanismes de mise en oeuvre concrète de celui-ci".

L'association plaide également pour "le renforcement des politiques d'éducation spirituelle, morale, civique et culturelle [...]", tout en préconisant "la vigilance face aux dynamiques d'influence et aux réseaux organisés sous-tendant certains activismes suspects, afin de garantir que certaines "évolutions sociales' procèdent exclusivement de la volonté souveraine du peuple".

Pour préserver et renforcer la cohésion nationale, le CUDIS propose l'organisation prochaine d'une "Semaine nationale du vivre-ensemble au Sénégal", une occasion de "revisiter nos valeurs éthiques, religieuses et morales de base", a dit Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine.

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