De son côté, la ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yassine Fall, qui défendait cette nouvelle demande de levée de l'immunité de Farba Ngom, a insisté sur la gravité des indices réunis par l'enquête. Elle a assuré que la levée de l'immunité parlementaire permettra à la justice d'ouvrir une information judiciaire, indispensable pour établir le niveau de responsabilité de toutes les personnes impliquées dans ce réseau, qu'elles soient civiles ou agents de l'État.
« Le député a lui-même reconnu avoir introduit l'un des téléphones portables en le dissimulant dans un pot de lait. Le second appareil lui aurait été fourni par un surveillant de prison, confirmant ainsi des soupçons de complicité au sein de l'administration pénitentiaire », a expliqué la garde des Sceaux devant les députés. Elle a également révélé que l'exploitation technique des deux téléphones et des cinq clés USB saisis va bien au-delà de la simple communication privée.
Elle mettrait en évidence de nombreuses opérations financières et immobilières, ainsi que la présence de documents judiciaires protégés par le secret de l'instruction et de contenus vidéos impudiques.