Le gouvernement soudanais a fermement condamné, dans un communiqué publié aujourd'hui par le ministère des Affaires étrangères, l'accueil par le gouvernement ougandais à Kampala du chef rebelle Mohamed Hamdan Dagalo, commandant de la milice terroriste.
Il a également dénoncé la rencontre entre ce dernier et le président ougandais Yoweri Museveni.
Voici le texte de la déclaration telle que rapportée par SUNA : République du Soudan
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Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Bureau du porte-parole et service de presse
Communiqué de presse
Le gouvernement soudanais condamne fermement l'accueil réservé par le gouvernement ougandais à Kampala au chef rebelle Mohamed Hamdan Dagalo, commandant de la milice terroriste et a dénonce également la rencontre entre ce dernier et le président ougandais Yoweri Museveni, dans une initiative sans précédent qui offense l'humanité tout entière, avant même d'offenser le peuple soudanais.
Par ailleurs, cet accueil fait fi des vies des civils innocents tués dans cette guerre, du fait des agissements du chef rebelle Hemedti et de sa milice terroriste depuis le début du conflit.
L'image triomphante qui a accompagné cet accueil est également une insulte à la dignité de ceux dont les droits ont été bafoués et les biens spoliés par le groupe de Dagalo et son chef rebelle. Les atrocités commises par cette milice terroriste ont été documentées par la communauté internationale et condamnées par des organisations régionales dont l'Ouganda est membre, telles que l'Union Africaine et l'IGAD.
Par conséquent, les actions de l'Ouganda sont inhumaines et infligent un immense traumatisme psychologique aux citoyens soudanais. De plus, elles violent de manière flagrante les lois régissant les États membres des organisations régionales et internationales, qui interdisent tout soutien aux forces rebelles s'opposant à un gouvernement légitime et internationalement reconnu.
Le gouvernement soudanais reconnaît au gouvernement ougandais le droit souverain d'accueillir sur son territoire qui il souhaite et de définir ses relations bilatérales selon ses propres intérêts.
De ce point de vue, le gouvernement soudanais exprime sa profonde préoccupation face à cette initiative, qui pourrait marquer le début d'une nouvelle politique du gouvernement ougandais à l'égard du Soudan, en soutenant un rebelle ayant versé le sang du peuple soudanais, profané son intégrité et commis toutes sortes de crimes, y compris le génocide, les massacres à caractère ethnique et d'autres violations odieuses.
Fidèle à son engagement envers les relations bilatérales entre les deux pays et conformément aux principes de bon voisinage et de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le Gouvernement du Soudan exhorte le Gouvernement ougandais à se désolidariser de ce criminel et à veiller à ce que son nom ne soit pas associé aux activités terroristes de Dagalo. Il demande également que ce dernier ne soit pas autorisé à exploiter le territoire, les terres ou l'espace aérien ougandais pour perpétrer le génocide qu'il poursuit.