Le taux de chômage en Afrique du Sud est tombé à 31,4 % au dernier trimestre 2025, le niveau le plus bas depuis plus de 5 ans, selon Statistics South Africa.
Le taux est passé de 31,9 % au trimestre précédent à 31,7 %, ce qui est inférieur aux prévisions des économistes. Le nombre net d'emplois a augmenté de 21 000 par rapport à l'année précédente, avec des gains dans les transports, les services sociaux et la construction.
Malgré cette amélioration, environ 8,4 millions de personnes restent au chômage. L'Afrique du Sud continue d'afficher l'un des taux de chômage les plus élevés au monde, avec un taux de chômage supérieur à 30 % depuis 2020.
Ces chiffres apportent un soutien aux décideurs politiques à l'approche du budget national qui sera présenté le 25 février. Le ministre des finances, Enoch Godongwana, devrait présenter de nouvelles mesures pour stimuler la croissance et l'emploi.
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L'amélioration de l'approvisionnement en électricité et la réduction des goulets d'étranglement logistiques ont soutenu l'activité. Le Fonds monétaire international estime que la croissance sera de 1,4 % cette année, contre 1,3 % en 2025. Morgan Stanley s'attend à ce que les réductions de taux d'intérêt commencent bientôt, à mesure que l'inflation diminue.
Le président Cyril Ramaphosa s'est engagé à accélérer les réformes pour attirer les investissements et améliorer l'efficacité du secteur public. En octobre, le gouvernement a annoncé la création d'un fonds pour la jeunesse de 2,5 milliards de rands destiné à soutenir les petites entreprises.
L'économie sud-africaine est évaluée à environ 410 milliards de dollars, ce qui en fait la plus importante d'Afrique.
Points clés à retenir
La baisse du chômage est le signe d'une amélioration progressive, mais souligne l'ampleur du défi. Les problèmes structurels, notamment les lacunes en matière de compétences et la faiblesse de l'investissement privé, continuent de limiter la création d'emplois. La baisse de l'inflation et les éventuelles réductions de taux pourraient soutenir la demande.
L'amélioration de l'approvisionnement en électricité réduit les contraintes qui pèsent sur l'industrie. Toutefois, la croissance reste modeste par rapport à l'expansion de la main-d'oeuvre. La politique budgétaire jouera un rôle clé. Les investisseurs observeront si le budget soutient la réforme tout en maintenant la discipline. Pour que l'emploi progresse durablement, il faut que la croissance soit plus forte, que la confiance des entreprises soit plus grande et que les infrastructures soient stables.
L'Afrique du Sud reste une plaque tournante régionale, attirant les migrants des pays voisins. Cela ajoute une pression sur le marché du travail et les services publics. La récente baisse du chômage est un pas en avant. Le maintien de la dynamique dépendra de la cohérence des réformes, de la stabilité de l'approvisionnement en électricité et de l'investissement dans les secteurs productifs.