La fintech nigériane Risevest a obtenu une licence de gestionnaire de fonds et de portefeuille de la Securities and Exchange Commission, plaçant ainsi ses opérations d'investissement sous une surveillance réglementaire directe.
La licence a été délivrée par l'intermédiaire de sa filiale, RV Fund Management Limited. Elle fait suite à des mois d'engagement avec le régulateur après que la SEC a mis en garde le public au début de l'année 2025 contre l'investissement par l'intermédiaire de la plateforme, citant l'absence d'une licence requise.
Risevest avait déclaré à l'époque que les fonds des clients étaient protégés par un accord de tutelle avec Meristem Trustees Limited, une société agréée par la SEC. Elle s'appuyait également sur l'acquisition en 2023 de Chaka, qui détenait une licence de négociation valide, pour continuer à servir les utilisateurs.
Avec cette nouvelle approbation, Risevest rejoint d'autres plateformes d'investissement numérique, telles que Bamboo et Trove, qui opèrent désormais dans le cadre de la SEC.
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La participation des particuliers au marché des capitaux du Nigeria a augmenté. Les transactions des investisseurs ont augmenté de 88 % en glissement mensuel pour atteindre 516,5 milliards de nairas en juillet 2025, selon les données officielles.
Fondé en 2019, Risevest permet aux utilisateurs d'investir dans des actifs libellés en dollars, notamment des actions américaines et des portefeuilles de titres à revenu fixe mondiaux. En 2024, elle s'est développée en Afrique de l'Est grâce à l'acquisition de la startup kényane Hisa.
Points clés à retenir
Cette licence marque le passage d'une incertitude réglementaire à une intégration formelle dans le système des marchés financiers du Nigeria. La SEC a renforcé sa surveillance des plateformes d'investissement numérique, signalant une application plus stricte de la réglementation. Pour les fintechs, l'obtention d'une licence est synonyme de crédibilité et d'accès à une base croissante d'investisseurs particuliers.
Pour les régulateurs, elle permet d'intégrer les plateformes numériques dans des structures de reporting et de conformité conçues pour protéger les investisseurs. Cette décision reflète une transition plus large dans le secteur fintech du Nigéria, où les startups s'alignent sur les règles du marché des capitaux plutôt que d'opérer uniquement par le biais de partenariats.
Avec l'augmentation des volumes de transactions de détail, la conformité peut devenir un avantage concurrentiel. Les plateformes disposant de licences directes peuvent évoluer avec moins de risques réglementaires, tandis que celles qui n'ont pas d'agrément sont confrontées à des contraintes. L'approbation de Risevest indique que l'engagement avec les régulateurs, plutôt que la confrontation, pourrait définir la prochaine phase du marché de l'investissement numérique au Nigeria.