Fitch Ratings a révisé la perspective d'Ecobank Transnational Incorporated de Stable à Positive et a confirmé sa note de défaut d'émetteur à long terme à B-.
L'agence a cité l'amélioration de l'environnement opérationnel sur les principaux marchés du groupe, à savoir le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Nigéria. Fitch a également souligné la réduction de l'exposition au risque de change, qui devrait limiter les pertes de conversion et soutenir la rentabilité et la capitalisation.
Ecobank Nigeria Limited ne respecte toujours pas les exigences réglementaires en matière de capital. Cependant, Fitch a déclaré que les risques financiers et de réputation sont maîtrisés. Le groupe a constitué des provisions centrales et, après les modifications apportées aux clauses de financement en 2025, la filiale nigériane n'est plus considérée comme importante pour la société holding.
Ecobank opère dans 32 pays d'Afrique subsaharienne avec des actifs totaux d'environ 32 milliards de dollars. Fitch a souligné la diversification géographique du groupe et la part importante des revenus non liés aux intérêts.
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La rentabilité s'est améliorée en 2025 et les ratios de capital se sont renforcés. Le profil de financement reste stable et les échéances de la dette sont considérées comme gérables. Fitch s'attend à ce que les prêts douteux augmentent, en particulier au Nigéria, mais a déclaré que les provisions existantes fournissent un tampon.
Points clés à retenir
La perspective positive indique qu'un relèvement de la note pourrait suivre si les conditions d'exploitation continuent de s'améliorer. Le Ghana et la Côte d'Ivoire ont fait preuve d'une stabilisation macroéconomique, tandis que les réformes du taux de change au Nigeria ont réduit les distorsions monétaires. La présence diversifiée d'Ecobank en Afrique occidentale, centrale, orientale et australe permet de réduire la dépendance à l'égard d'un seul marché.
Les revenus autres que les intérêts, y compris le financement du commerce et les transactions bancaires, soutiennent la résilience des bénéfices. Cependant, la note reste dans la catégorie simple B, reflétant l'exposition au risque souverain et aux conditions macroéconomiques volatiles dans plusieurs pays d'opération.
L'augmentation des prêts douteux au Nigeria reste un point de vigilance. Un relèvement de la note nécessiterait probablement une rentabilité soutenue, une réduction de l'effet de levier des capitaux propres et des performances macroéconomiques stables sur les marchés clés. Les risques à la baisse comprennent de nouveaux chocs monétaires, des dégradations souveraines ou des pressions sur le capital des principales filiales.