La situation sanitaire retient l'attention des autorités. Depuis le début de l'année 2026, Maurice fait face à une recrudescence des maladies vectorielles. Le chikungunya enregistre 117 cas, tandis que la leptospirose compte neuf cas confirmés, dont trois décès.
Selon le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé publique, un comité interministériel de suivi et de coordination sera mis en place afin de renforcer la réponse nationale. Il sera présidé par le ministre de la Santé, Anil Bachoo. Une première réunion est prévue aujourd'hui, lundi 23 février.
Chikungunya : une circulation active du virus
Depuis janvier, 117 cas de chikungunya ont été signalés à travers le pays. 20 cas sont actuellement actifs. Les autorités sanitaires enregistrent en moyenne entre sept et huit nouveaux cas par jour, signe d'une circulation active du virus.
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Transmis par les moustiques, le chikungunya provoque principalement une forte fièvre, des douleurs articulaires intenses, des maux de tête et une grande fatigue. Si la maladie est rarement mortelle, les douleurs peuvent persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois chez certains patients.
Les services de santé appellent la population à renforcer les mesures de prévention : élimination des eaux stagnantes, nettoyage des cours et des alentours, utilisation de répulsifs et protection contre les piqûres de moustiques.
Leptospirose : 9 cas recensés depuis janvier
La leptospirose refait également surface. Depuis le début de l'année, neuf cas ont été confirmés, dont trois décès.
Cette maladie bactérienne est transmise par contact avec de l'eau ou un sol contaminé par l'urine d'animaux infectés, notamment les rongeurs. Les premiers symptômes incluent généralement de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des vomissements.
Dans les formes plus graves, la leptospirose peut entraîner une jaunisse ainsi que des complications rénales sévères. Les autorités rappellent toutefois que la maladie peut être traitée efficacement par antibiotiques si elle est diagnostiquée à temps.
Coordination renforcée
Face à cette double menace sanitaire, le ministère de la Santé renforce la surveillance et la coordination entre les différents services concernés. Le comité interministériel aura pour mission d'assurer un suivi régulier de la situation et d'intensifier les actions de prévention.
Les autorités invitent la population à rester vigilante et à consulter rapidement un professionnel de santé en cas de fièvre persistante ou de symptômes suspects.