Aux Maristes, Darou Salam Coiffure est connu pour ses coupes soignées. Mais pour Mohamed Ba, qui tient le salon depuis seize ans et exerce le métier depuis près de vingt ans, la priorité commence ailleurs : l'hygiène.
Dès qu'un client s'installe, le rituel est clair. La lame utilisée pour le rasage est neuve. Elle est sortie de son emballage devant le client, utilisée une seule fois, puis immédiatement jetée. « Une lame, une personne », résume-t-il simplement. Aucun compromis sur ce point.
Après chaque coupe, la tondeuse est soigneusement désinfectée. Mohamed prend le temps de nettoyer l'appareil avant de passer au client suivant. Les sabots, les ciseaux, les peignes : tout est régulièrement nettoyé. Les sièges sont essuyés, les surfaces entretenues au fil de la journée.
Le dimanche, le salon ne reçoit pas de clients sans préparation. C'est le jour du nettoyage général. Sol, murs, miroirs, matériel : tout est désinfecté. Ce nettoyage en profondeur marque le début d'une nouvelle semaine de travail. Pour Mohamed, ce n'est pas une formalité, mais une habitude installée depuis des années.
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À la question des maladies transmissibles, notamment le VIH/Sida, il répond sans détour : « Nous sommes toujours en alerte. » Il rappelle que le risque ne concerne pas uniquement une maladie. « Il n'y a pas que le Sida. Il y a d'autres infections. C'est pourquoi on désinfecte la tondeuse et on jette la lame à chaque fois. »
Autour de lui, ses trois apprentis sont formés dans le même esprit. Avant même de maîtriser parfaitement une coupe, ils apprennent les règles d'hygiène. Mohamed insiste : le respect du client passe par la propreté et la prudence.
Dans ce salon des Maristes, la tondeuse et la lame ne sont pas seulement des outils de travail. Elles sont manipulées avec une vigilance constante, devenue au fil des années la marque de fabrique de Darou Salam Coiffure.