Ile Maurice: Saisie de stupéfiants en février 2025 - Ce n'était pas de la cocaïne, mais de l'héroïne selon les aveux d'un suspect en détention

22 Février 2026

Selon des révélations diffusées récemment sur la page «Ansam Sitwayin» de l'activiste Bruneau Laurette, l'affaire impliquant une saisie de stupéfiants entre Madagascar et Maurice en février 2025 serait beaucoup plus complexe et importante qu'elle ne l'est déjà. D'après ces aveux, attribués à B.A., un Mauricien en prison à Madagascar, ce ne sont pas 17 kilos de cocaïne - sur les 60 que visaient les enquêteurs, auxquels 43 kilos de drogue ont donc échappé - qui ont été saisis, comme les autorités malgaches avaient pu le laisser entendre, mais 27 kilos d'héroïne.

La Financial Crimes Commission (FCC) et le Pôle anticorruption à Madagascar, ont lancé des enquêtes conjointes depuis plusieurs mois, après l'arrestation de plusieurs individus liés à ce réseau transnational. Ces investigations sont parties de transmissions d'informations et d'éléments recueillis via des interceptions et arrestations lors de convois entre Toamasina et Maurice.

«Fami», Wendip et les autres

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

D'après les informations, B.A. a décrit des éléments précis de l'opération, confirmant que la drogue saisie était exclusivement de l'héroïne, et non de la cocaïne. Il affirme que des instructions auraient été données par un individu surnommé «Fami», bras droit de Wendip Appaya, ce qui induit une chaîne de commandement interne au réseau. Il cite également deux hommes, identifiés comme Kenny et Ronny, qui auraient notamment coordonné les mouvements de bateaux et de colis maritimes.

B.A. aurait rencontré Wendip Appaya au cours de ces opérations, et aurait subi des pressions ou menaces liées à cette affaire. Il serait également ressorti des déclarations qu'au moins 30 paquets de drogue auraient été comptabilisés dans un hôtel, quantité qui correspond aux 27 kilos d'héroïne évoqués dans l'enquête interne.

Enquête coordonnée

À noter que plusieurs Mauriciens et ressortissants malgaches ont été arrêtés dans le cadre de cette enquête, certains au volant de véhicules transportant des paquets de stupéfiants. Un suspect avait été interpellé près d'Analakely, un quartier d'Antananarivo, avec des paquets de drogue, et d'autres arrestations ont été faites à Toamasina et dans d'autres zones portuaires.

Le trafic de stupéfiants dans l'océan Indien reste un défi majeur pour les forces de l'ordre mauriciennes et malgaches. La douane et les unités anti-drogue ont intensifié leur coopération pour contrer des réseaux qui profitent de liaisons maritimes et aériennes entre les archipels. Cela inclut des opérations de surveillance, des arrestations et des saisies conséquentes, ainsi que des enquêtes sur les réseaux financiers et logistiques qui soutiennent ces trafics.

L'affaire des 27 kilos d'héroïne en février 2025 dans la Grande île est loin d'être close. Les aveux récents de B.A., relayés par la page Ansam Sitwayin de Bruneau Laurette, pourraient apporter de nouveaux éléments cruciaux aux enquêteurs de la FCC.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.