Cameroun: 23 février 2008 - La révolte des prix qui a ébranlé Paul Biya

23 Février 2026

Le 23 février 2008, Douala s'embrase. En quelques heures, la colère gronde dans tout le Cameroun. Ce qui commence par une hausse des prix devient la plus grave crise politique du pays.

Quoi ? Des manifestations majeures éclatent à Douala, capitale économique. La cause immédiate : la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant. Les syndicats des transports bloquent les routes. Étudiants et travailleurs rejoignent le mouvement. La contestation se propage à Yaoundé, Bafoussam, Bamenda.

Pourquoi ? Derrière cette explosion, une crise économique profonde. Le pouvoir d'achat s'effondre. Mais très vite, les manifestants lient leurs difficultés à un combat politique. Ils s'opposent au projet de changement constitutionnel du président Paul Biya. Ce texte supprime la limitation des mandats présidentiels. Pour la rue, Biya veut se maintenir à vie. La colère sociale devient quête de responsabilité démocratique.

Comment ? Les manifestations de Douala ne sont pas une simple émeute. Les syndicats de transporteurs coordonnent les blocages. Les étudiants organisent les rassemblements. Les travailleurs débrayent massivement. Cette action civique collective unit toutes les strates de la société. Le régime, surpris par l'ampleur, répond par la répression. Mais la parole est libérée. Le peuple prend conscience de sa force.

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Impact court et long terme

À court terme, le régime tient. Le changement constitutionnel est adopté quelques semaines plus tard. Paul Biya reste au-delà des limites de mandat. Mais à long terme, l'héritage est lourd. Cet événement marque un tournant dans la conscience politique du Cameroun. Il pose les bases des futures revendications démocratiques. La mémoire de 2008 alimente encore les débats sur la gouvernance et la justice sociale. Seize ans après, une question hante la classe politique camerounaise : le régime a-t-il vraiment surmonté la peur de voir 2008 se répéter ?

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