Un atelier de co-création de messages clés de sensibilisation s'est tenu ce lundi à Kédougou dans le cadre du projet Senrésilience II. L'ambition est de placer les communautés de Kédougou au coeur de la communication sociale. L'initiative repose sur une démarche participative visant à concevoir des supports adaptés aux réalités locales, dans une région confrontée à des défis sécuritaires et sociaux spécifiques.
Marième Diarra, juriste-consultante et responsable de la boutique de droit de Kédougou, a indiqué que cette rencontre marque le lancement effectif des activités de terrain. « Les supports de communication doivent être bien habillés par des messages forts, qui donnent aux populations une vision claire des enjeux régionaux », a-t-elle expliqué. Selon elle, ces messages doivent émaner des communautés elles-mêmes afin de refléter fidèlement leurs préoccupations.
À cet effet, des jeunes, des femmes leaders, des « badienou gox » et des actrices issues de divers secteurs ont été mobilisés pour formuler des messages en plusieurs langues - français, wolof, pulaar, malinké et bassari - garantissant ainsi une diffusion inclusive et accessible. « Ce qui est une réalité à Kédougou ne l'est pas forcément ailleurs. Il faut des messages ancrés dans notre contexte », a insisté Mme Diarra.
Les thématiques abordées à cette occasion concernent la prévention de l'extrémisme violent aux frontières sénégalo-maliennes, la promotion des droits humains, notamment ceux des femmes et des enfants, la lutte contre les violences basées sur le genre, l'accès à l'état civil, ainsi que la paix et la cohésion sociale.
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Jean-Marc Tama Bindia, assistant administratif et chargé des activités du projet Senrésilience II, a souligné l'importance d'anticiper les tensions dans un environnement géopolitique sous-régional fragile. « Les populations vulnérables doivent comprendre les enjeux et participer aux solutions. Les messages clés sont essentiels pour renforcer leur capacité d'alerte et leur engagement citoyen », a-t-il affirmé.
Insistant sur la co-création, il a précisé que l'accompagnement des communautés vise à produire des contenus favorisant le vivre-ensemble. « Tout message qui stigmatise n'est pas le bienvenu », a-t-il conclu.
À travers cette approche inclusive, le projet Senrésilience II entend consolider la stabilité régionale en faisant de la communication un levier de prévention, de cohésion sociale et de promotion des droits.