Un atelier de co-création de messages clés de sensibilisation s'est tenu, hier, à Kédougou, dans le cadre du projet Senrésilience II. L'ambition est de placer les communautés de Kédougou au coeur de la communication sociale.
L'initiative repose sur une démarche participative visant à concevoir des supports adaptés aux réalités locales dans une région confrontée à des défis sécuritaires et sociaux spécifiques.
Marième Diarra, juriste-consultante et responsable de la boutique de droit de Kédougou, a indiqué que cette rencontre marque le lancement effectif des activités de terrain. « Les supports de communication doivent être bien habillés par des messages forts, qui donnent aux populations une vision claire des enjeux régionaux », a-t-elle expliqué.
Pour elle, ces messages doivent émaner des communautés elles-mêmes afin de refléter fidèlement leurs préoccupations. À cet effet, jeunes, femmes leaders, « Badianou gox » et actrices issues de divers secteurs ont été mobilisées pour formuler des messages en plusieurs langues - français, wolof, pulaar, malinké et bassari - pour garantir ainsi une diffusion inclusive et accessible.
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« Ce qui est une réalité à Kédougou ne l'est pas forcément ailleurs. Il faut des messages ancrés dans notre contexte », a insisté Mme Diarra.
Jean-Marc Tama Bindia, assistant administratif et l'un des responsables du projet Senrésilience II, a souligné l'importance d'anticiper les tensions dans un environnement géopolitique sous-régional fragile. « Les populations vulnérables doivent comprendre les enjeux et participer aux solutions. Les messages clés sont essentiels pour renforcer leur capacité d'alerte et leur engagement citoyen », a-t-il affirmé.
Insistant sur la co-création, il a précisé que l'accompagnement des communautés vise à produire des contenus favorisant le vivre-ensemble. « Tout message qui stigmatise n'est pas le bienvenu », a-t-il insisté.