Madagascar: Cyclone Gezani - Les hôpitaux de Toamasina peinent à se relever

À Toamasina, les hôpitaux restent en mauvais état. Les travaux de réhabilitation promis n'ont toujours pas commencé.

Deux semaines après les dégâts causés par Gezani, les centres hospitaliers universitaires (CHU) de Toamasina fonctionnent toujours au ralenti. Très peu de travaux de réhabilitation permettant la reprise intégrale des activités hospitalières ont été entamés depuis. Les infrastructures restent endommagées et des équipements sont défaillants. Au CHU Morafeno, les activités sont limitées aux urgences et à la médecine. « La chirurgie, le scanner et la radiographie restent hors service. Le bloc opératoire a été totalement anéanti, tout comme l'unité de radiographie», indique le directeur de cet établissement hospitalier.

Les patients devant être opérés dans cet hôpital sont référés soit à Antananarivo, soit au CHU Analakinina, l'autre hôpital de référence de la région Atsinanana.

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Mais cet établissement, également affecté par Gezani, n'a pas retrouvé son rythme normal. Avec des salles toujours inutilisables et du matériel médical hors service, la capacité des services reste limitée. La maternité a été délocalisée vers un autre bâtiment, légèrement impacté par le cyclone. Depuis, sa capacité d'accueil a diminué.

« Nous sommes passés de 50 lits à 14 après cette délocalisation. Faute de lits suffisants, nous sommes obligés de limiter les interventions chirurgicales aux urgences. Les opérations programmées sont reportées, car elles ne sont pas urgentes. Nous avons également proposé à certaines patientes de se rendre à Antananarivo », indique un gynécologue.

Alertes

Du côté des usagers, l'inquiétude grandit. « Tomber malade en ce moment est particulièrement risqué, car les patients pourraient ne pas être correctement pris en charge», confient des habitants de Toamasina. Ils alertent sur les risques sanitaires en cas de retard prolongé des travaux de réhabilitation.

Pour l'heure, aucune échéance précise n'a été communiquée concernant la remise en état complète des infrastructures hospitalières. « Des autorités et des partenaires sont passés et ont promis des travaux de réhabilitation, mais les travaux proprement dits n'ont pas encore commencé », indique une source. Les professionnels de santé de ces deux hôpitaux, ainsi que les usagers, demandent une accélération des travaux.

« C'est urgent. Prenons le cas de la maternité, qui est un centre de référence pour la région d'Atsinanana et même pour celle d'Analanjirofo, et qui enregistre chaque année environ 2 500 accouchements, dont 35 à 40 % se font par césarienne», poursuit le gynécologue.

Pour le CHU Morafeno, la priorité immédiate reste la réparation des toitures des bâtiments hospitaliers, selon le directeur de l'établissement. Nos sources redoutent que le rétablissement complet des activités de ces deux CHU se fasse encore attendre longtemps.

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