Cote d'Ivoire: SIA 2026 - Le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC) présente la filière coco aux investisseurs

25 Février 2026
interview

En marge de la 62e édition du Salon international de l'agriculture de Paris qui se tient jusqu'au 1er mars 2026, le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC), a organisé dans un grand hotel de Paris le 24 février 2026, une session d'échanges B2G/B2B dédiée aux acteurs des filières coco, hévéa et palmier à huile. Et ce, en présence d'acteurs économiques nationaux et internationaux, d'exportateurs, d'investisseurs, de partenaires techniques et financiers.

Le président du conseil d'administration du Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC), M. Félix Anoblé fait le point des échanges avec la presse.

Qu'est-ce qu'on peut retenir sur l'entretien avec ces acteurs ?

Nous avons donc eu ce forum avec pour objectif de donner un peu plus d'informations aux différents acteurs qui sont dans cette filière au niveau international. La Côte d'Ivoire a un moment donné avait, je pourrais dire, lâché un peu le contrôle de cette filière. Le chef de l'État a décidé depuis un an que le conseil prenne en main le développement de la filière Coco.

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En marge du Salon international de l'agriculture, il était important pour nous de croiser les différents acteurs de cette filière qui travaille avec la Côte d'Ivoire, les acteurs ivoiriens comme les acteurs étrangers, pour réussir donc à expliquer un peu la nouvelle vision du gouvernement ivoirien et donner des perspectives et écouter aussi leurs attentes par rapport au développement de cette filière et par rapport aux échanges et à la coopération que nous pouvons avoir au niveau commercial sur cette filière.

Comment la Côte d'Ivoire peut-elle reprendre sa première place avec la pression sur le littoral, la principale zone de production du coco ?

Le Coco étant donc la famille des palmiers, pousse partout où le sol permet de faire. D'ailleurs, il a des résistances dans les sols difficiles. Donc, il peut pousser même au-delà du huitième parallèle à la Côte d'Ivoire. Nous allons travailler à développer cette culture au niveau du littoral parce que c'est la culture qui nourrit les peuples côtiers.

Mais il faut aussi envoyer ces cultures vers d'autres zones qui n'ont pas la chance de pouvoir avoir une agriculture diversifiée.

Vous pensez à quelles zones ?

Des zones juste au-dessus du huitième parallèle, ou juste en-dessous du huitième parallèle, en parlant des zones comme Touba, comme Otiede, qui sont des zones qui peuvent se faire.

D'ailleurs, notre première plantation expérimentale dans ce domaine se fera à Touba, où nous allons développer une plantation qui permettra de démontrer que les noix de coco peuvent être de bonne qualité un peu partout sur le territoire. Nous sommes en train de travailler pour amener dans l'agroforesterie les associations de plantions de cacao et de cocotiers de manière à avoir deux cultures sur le même espace. Ils pourront garder leurs bonnes productions cacaoyères. Après quatre ans, le coco vous permet d'avoir chaque mois des revenus.

Est-ce qu'il y a un fonds de financement ?

Le FIRCA existe pour accompagner les productions. Au niveau du Conseil, nous avons décidé de dégager cette année un milliard de francs pour investir dans des pépinières qui vont être distribuées aux planteurs déjà existants et à d'autres planteurs. Ce fond permettra aussi de mettre en place la plantation expérimentale au niveau de Touba pour le développement de la filière. Dernière question, il y a le rôle de certification qui a été posé ici.

Qu'est-ce que vous comptez faire au niveau de la certification ?

On a déjà travaillé dans la norme de certification au niveau du palmier à huile, de l'EBA. C'est donc quelque chose qui est bien connu par nos équipes, et donc nous allons travailler à la certification du coco Bédine-Côte d'Ivoire. Comme l'a dit le DG, le coco Bédine-Côte d'Ivoire est 100% bio. Mais du fait que nous ne l'ayons pas certifié, cela ne peut pas se vendre en tant que produit bio. Nous allons faire en sorte pour que tous ceux qui sont à la recherche de produits bio puissent se tourner vers la Côte d'Ivoire, qui pour l'instant a des plantations 100% bio.

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