En marge de la 62e édition du Salon international de l'agriculture de Paris qui se tient au parc d'exposition de la porte de Versailles, Les producteurs, les filières agricoles, l'État de Côte d'Ivoire, l'Union européenne, les autorités compétentes des pays marchés de l'Union européenne, ont échangé sur les dispositions qui sont en cours d'être mises en place. Et ce, afin qu'au soir du 31 décembre 2026, toutes les filières agricoles ivoiriennes soient en mesure de continuer leurs activités qu'elles avaient l'habitude de faire avec l'Union européenne.
Le directeur général du développement rural au sein du ministère de l'agriculture, du développement rural et des productions vivrières, M. Koffi Rodrigue a fait le point de cette ce mercredi 25 février 2026.
Quel est l'état d'avancement des discussions au niveau des filières agricoles avec l'Union Européenne ?
On peut dire que les filières agricoles sont très avancées dans leur état de préparation. Par rapport aux trois exigences majeures de ce règlement, qui sont la zéro déforestation, la traçabilité et la légalité, les filières sont plus ou moins conformes. Il reste encore quelques actions de recensement à mener.
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Lesquelles ?
Vous savez que le recensement dans le secteur agricole et l'identification, c'est une œuvre de longue haleine. Il y a des planteurs retardataires. C'est pourquoi nous avons mis en place un dispositif pour permettre aux planteurs retardataires de pouvoir s'insérer dans les mécanismes en cours. Il y a également l'étude sur les critères de légalité applicables dans la filière palmier à huile qui doivent être adressés.
Et bien entendu, le dispositif de veille et de formation à mettre en place. Au niveau de l'agroforesterie, dans l'ensemble, c'est au niveau des ministères que ces questions-là sont en train d'être adressées. Nous pensons qu'à la veille de la mise en œuvre de ce règlement, en tout cas, la grande majorité des filières, des opérateurs pourront mener leurs activités comme ils le faisaient dans le passé.
Quels sont les impacts de la mise en œuvre de ces règles sur l'activité de ces différentes filières ?
Déjà, le règlement a apporté un coup de boost aux actions de durabilité qui avaient été initiées au niveau des différentes filières. Il y a aussi la sécurisation des chaînes d'approvisionnement, puisque le règlement ne touche pas uniquement les petits producteurs de la Côte d'Ivoire, mais aussi de tous les pays fournisseurs de l'Union Européenne dans le monde. Donc plus vous serez conformes et mieux vous pourrez commercer avec l'Union Européenne.
Nous pensons que c'est aussi un levier de compétitivité par rapport à nos filières agricoles. Et le troisième élément de bénéfice que je pourrais citer, c'est cette question aussi de la valorisation des efforts de durabilité que nous voulons négocier, continuer à discuter avec l'Union Européenne, afin que tous les efforts faits par les petits producteurs connaissent une valorisation.