La banque centrale du Kenya a réduit son taux de référence pour la dixième fois consécutive et a indiqué qu'il était possible de l'assouplir davantage pour soutenir la croissance.
La Banque centrale du Kenya a abaissé le taux de 9,00 % à 8,75 %, alors qu'il atteignait 13 % en juin 2024, son plus haut niveau en 12 ans. Le gouverneur Kamau Thugge a déclaré qu'il était possible de procéder à des réductions supplémentaires si les conditions mondiales restaient stables et si les pressions inflationnistes restaient contenues.
L'inflation a ralenti à 4,4 % en janvier, contre 4,5 % en décembre, dans la fourchette cible de 2,5 % à 7,5 % de la banque.
Cette mesure vise à stimuler les prêts au secteur privé et à renforcer les ajustements politiques antérieurs. La banque a également réduit le corridor de taux d'intérêt autour du taux de la banque centrale de ±75 points de base à ±50 points de base.
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L'économie du Kenya a connu une croissance d'environ 5,0 % l'année dernière. La banque centrale prévoit une croissance de 5,5 % cette année et de 5,6 % en 2027. Elle prévoit un déficit des comptes courants de 2,2 % du produit intérieur brut en 2026 et 2027, contre 2,4 % en 2025.
Cinq des six économistes interrogés s'attendaient à cette réduction, bien que l'association des banquiers ait demandé une pause pour permettre aux réductions précédentes de se répercuter sur l'économie.
Points clés à retenir
L'orientation monétaire du Kenya reflète un passage du contrôle de l'inflation au soutien de la croissance. L'inflation étant ancrée près du point médian de la fourchette cible, les décideurs politiques donnent la priorité à l'expansion du crédit et à la dynamique économique. La baisse des coûts d'emprunt pourrait faciliter les conditions de financement pour les ménages et les entreprises, bien que la transmission aux taux d'intérêt débiteurs puisse prendre du temps.
Des risques subsistent, notamment la sécheresse et les chocs extérieurs potentiels. Le rétrécissement du corridor de politique monétaire indique une volonté de clarifier l'orientation des taux et d'améliorer la transmission au marché. Si l'inflation reste stable et que les conditions financières mondiales ne se resserrent pas, un nouvel assouplissement est possible.
L'approche du Kenya montre comment les banques centrales africaines recalibrent leur politique à mesure que l'inflation se modère, en équilibrant le soutien à la croissance avec la stabilité de la monnaie et la stabilité extérieure.