Sénégal: Gouvernance sociale et économique du pays - Barthélémy Dias foudroie le régime Diomaye-Sonko

25 Février 2026

Face à la presse ce mercredi, Barthélémy Dias, leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, a livré une charge sévère contre le pouvoir en place, articulant son propos autour du monde rural, de la jeunesse, de la gouvernance et de la situation économique du pays. En toile de fond : le refus d'une « émergence » qui, selon lui, marginalise les populations les plus vulnérables.

Le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk a rappelé avoir entamé, depuis le 7 février, une tournée nationale qui le conduira dans les 14 régions du pays, avec un point de départ dans la région de Saint-Louis, en passant par Dagana et Podor. « Ce que nous avons constaté n'est pas un simple retard, c'est un décrochage », a-t-il affirmé. Dans la vallée, malgré le fleuve, il regrette le fait que « les champs restent assoiffés et la campagne arachidière est jugée désastreuse. »

Les éleveurs, dit-il, sont étranglés par la cherté de l'aliment de bétail, le déficit d'appui vétérinaire et l'insécurité pastorale. À Saint-Louis Barthélémy Dias s'est désolé par le fait que « les pêcheurs vivent sous la menace permanente de l'embouchure, tandis que la Langue de Barbarie recule, engloutissant maisons et espoirs. » Il a dénoncé aussi l'opacité des licences de pêche avant de proposer entre autres, un plan national d'irrigation structuré pour le Nord, un fonds de stabilisation pour l'aliment de bétail, un programme national de santé animale et un vaste chantier de sécurisation côtière avec recasement digne des familles déplacées.

Sur le front universitaire, Dias a évoqué la mort « impardonnable » de l'étudiant Abdoulaye Ba, promettant que justice sera rendue. Il a fermement condamné l'intervention policière à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dénonçant des intrusions dans les pavillons par la Brigade d'intervention polyvalente. « Le rôle de la police n'est pas de semer le désordre dans l'enceinte universitaire », a-t-il martelé, exigeant des sanctions.

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Abordant par ailleurs, le plan économique, il s'est alarmé de la suspension du programme avec le Fonds monétaire international et du risque de défaut de paiement à l'horizon mars 2026. « Un gouvernement qui éteint ses propres incendies financiers ne peut planifier le développement », a-t-il accusé, plaidant pour une réforme rigoureuse des finances publiques et une transparence totale sur les recettes pétrolières et gazières.

Il s'est également inquiété d'un incendie au ministère des Finances, d'un cambriolage à la direction informatique du Trésor et d'une cyberattaque contre l'automatisation des fichiers, y voyant des signaux de fragilité institutionnelle.

« Le Sénégal est malade », a-t-il insisté, fustigeant des priorités budgétaires jugées contestables, entre indemnités controversées, véhicules onéreux pour députés et voyages en jet privé, pendant que la vie chère pèse sur les ménages. Pour lui, le pays a besoin « d'un président avec ambition et vision », plaçant l'éducation et la santé gratuites et accessibles à tous au coeur d'un nouveau contrat national.

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