Le ministre de la Justice, Dr. Abdullah Mohamed Dirif, est intervenu lors du segment de haut niveau du débat général de la 61e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, où il a passé en revue la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays, à la lumière de rébellion armée des milices terroristes et leurs graves violations et crimes horribles contre les civils et les infrastructures.
Dirif a souligné que la rébellion armée, qui dure depuis près de trois ans, cible les institutions étatiques, les infrastructures et les services essentiels disant que les milices ont commis de manière systématique de graves violations, notamment des meurtres, des violences sexuelles, des pillages et des actes de terreur contre les civils, en violation flagrante du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme.
Le ministre a insisté sur le fait que le gouvernement soudanais a exercé son autorité constitutionnelle pour lutter contre la rébellion afin de préserver la sécurité des citoyens et l'unité du pays, dans le strict respect du droit international humanitaire et en veillant à ce que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice.
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Il a souligné que le Soudan est confronté à une guerre par procuration, alimentée par le soutien militaire et logistique apporté aux milices par des États extérieurs, notamment par leur principal soutien, l'autorité d'Abou Dhabi, ce qui a prolongé le conflit et aggravé la crise humanitaire.
Parallèlement, le ministre Dirif a renouvelé l'engagement du Soudan à protéger les droits humains en établissant des mécanismes d'enquête nationaux, en renforçant la responsabilité et en permettant au système judiciaire de fonctionner pleinement et en toute indépendance.
Le ministre a également présenté la feuille de route du gouvernement, lancée en mars 2025, qui prévoit notamment la formation d'un gouvernement civil dirigé par le Dr Kamil Idris, la mise en œuvre d'une initiative de paix globale fondée sur un cessez-le-feu supervisé par l'ONU et la région, le retour en toute sécurité des personnes déplacées et des réfugiés, le désarmement des milices et un dialogue mené par le Soudan aboutissant à des élections libres et équitables.
En conclusion, le ministre Dirif a insisté sur l'ouverture du Soudan à un dialogue constructif avec le Conseil des droits de l'homme et tous les mécanismes internationaux, rejetant toute politisation et toute sélectivité indiquant que le gouvernement soudanais avait récemment accueilli le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, ainsi que plusieurs experts et organismes des Nations Unies, facilitant leur travail de protection et de promotion des droits de l'homme dans le pays.