Afrique: Infrastructure informatique mondiale - Le continent va tripler sa capacité de data centres, selon un nouveau rapport

L'Afrique est en voie de tripler sa capacité de data centres d'ici la fin de la décennie, mais le continent ne représentera toujours que 0,6 % de l'infrastructure informatique mondiale, selon le rapport publié ce mardi par l'Africa Data Centres Association (Adca) et Rising Advisory.

Selon un communiqué de presse, la charge informatique active en Afrique s'élève à 360 mégawatts (MW), avec 238 MW en cours de construction et 656 MW supplémentaires prévus. «Si tous les projets aboutissent, la capacité totale atteindrait environ 1,2 gigawatt. Malgré cette expansion, la part de l'Afrique dans la capacité mondiale devrait rester globalement inchangée alors que l'investissement s'accélère aux États-Unis, en Europe et en Asie », renseigne le document.

En dehors de l'Afrique du Sud, précise-t-on, les niveaux d'occupation moyens restent proches d'un tiers de la capacité disponible, reflétant des infrastructures construites en anticipation de la demande future des fournisseurs de cloud hyperscale et de l'intelligence artificielle.

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Le rapport souligne que l'approvisionnement en énergie, plutôt que la connectivité par fibre optique, est devenu la principale contrainte au développement de nouveaux sites. Les déficits énergétiques et les pertes de transmission atteignant jusqu'à 25 % dans certains centres urbains poussent les opérateurs vers des accords d'achat d'énergie à long terme, des micro-réseaux et la colocalisation avec des infrastructures d'énergie renouvelable.

Plus de 40 pays africains ont désormais adopté des lois sur la protection des données, et 15 ont formalisé des stratégies nationales en matière d'IA, reflétant un virage vers la souveraineté numérique et l'hébergement local des données.

L'Afrique représente environ 20 % de la population mondiale, mais héberge moins de 1 % de la capacité mondiale des centres de données. Il ne s'agit pas d'un simple rattrapage technologique », a déclaré Faith Waithaka, présidente de l'Adca, « c'est une course contre la montre pour éviter que l'Afrique ne soit durablement exclue de la nouvelle économie mondiale de l'intelligence artificielle».

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