Burkina Faso: Baisse historique des cas et décès liés au paludisme - Il faut maintenir le cap

26 Février 2026

Bonne nouvelle dans la lutte contre le paludisme dans notre pays ! Certes, la maladie n'a pas encore été éradiquée. Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Mais nous sommes sur le bon chemin.

J'en veux pour preuve les derniers chiffres communiqués par le ministre de la Santé. En effet, au sortir du Conseil des ministres du 19 février dernier, il a annoncé une baisse drastique des cas et décès liés au paludisme. Ces taux sont respectivement de l'ordre de plus de 32% et de près de 44%. Ce sont des résultats jamais réalisés dans le cadre de notre combat contre ce mal qui endeuille tant de familles dans notre pays.

Je tiens donc à saluer tous les efforts qui ont été consentis pour parvenir à ces résultats. Je voudrais ainsi remercier les autorités en charge de notre santé, pour avoir montré le bon chemin à suivre et mobilisé les moyens pour soutenir cette vision, ainsi que l'ensemble de la population pour le suivi des différentes mesures prises pour lutter contre la maladie. Moi fou, quand je regarde les résultats auxquels on est parvenu en un an, cela me donne de l'espoir.

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Et nous devons en être fiers. Parce que les chiffres communiqués vont au-delà d'un simple progrès statistique. En effet, cette baisse historique des cas et décès liés au paludisme, équivaut à des millions de vies sauvées. Mais pas que. Ce sont des dépenses appauvrissantes de santé évitées pour de nombreuses familles. La preuve, grâce aux résultats engrangés, notre pays a pu économiser plus de 15 milliards de francs CFA en un an.

La lutte contre le paludisme est d'abord et avant tout, une bataille de comportements et d'adhésion sociale

C'est énorme! Mais nous devons garder à l'esprit que nous avons peut-être remporté une bataille, mais le combat n'est pas encore terminé. En effet, il est important de souligner que le paludisme demeure la première cause de consultation et de décès dans les formations sanitaires au Burkina Faso. Nous ne devons donc pas dormir sur nos lauriers. Parce que la menace est toujours là.

Et nous devons rester mobilisés. En tout cas, le ton a déjà été donné par le ministre de la Santé, qui a confié que l'ambition des autorités était de parvenir à zéro cas de paludisme dans notre pays d'ici à 2030. En d'autres termes, l'objectif, c'est d'en finir avec la maladie dans quatre ans. C'est une ambition qui peut paraître démesurée, mais la vision est loin d'être utopique.

Oui, nous pouvons bel et bien éliminer complètement le paludisme dans notre pays. Nous avons déjà démontré qu'il était possible de faire reculer la maladie de manière significative. Et nous pouvons encore faire mieux en l'éradiquant. La lutte contre le paludisme est d'abord et avant tout, une bataille de comportements et d'adhésion sociale. Nous devons donc maintenir le cap de la mobilisation populaire en renforçant l'assainissement de nos cadres de vie respectifs.

Parce que notre négligence et notre démission collective à suivre les règles minimales d'hygiène, entretiennent l'insalubrité qui constitue un terreau fertile pour les moustiques qui propagent le paludisme au sein des populations. C'est dire si nous pouvons encore sauver des millions de vies en restant propres.

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