Frédéric Pavaday a été reconduit en cellule policière jusqu'au mardi 3 mars. L'ancien enseignant de musique a comparu hier, jeudi 26 février, devant le tribunal de Curepipe, où sa demande de remise en liberté conditionnelle a été examinée. La police s'y est opposée et le tribunal a ordonné son maintien en détention. Il est représenté par Mes Sanjeev Teeluckdharry, Sachin Boodhoo et Anoop Goodary.
À l'issue de l'audience, Me Goodary a précisé que la défense a sollicité un délai auprès du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), ayant reçu le dossier seulement la veille, soit le mercredi 25 février. Il a souligné qu'il est essentiel de protéger les victimes tout en veillant à ne pas porter atteinte à l'image et la réputation d'un professeur, qui demeure présumé innocent.
«C'est la cour de justice qui déterminera si une personne est innocente ou coupable», ajoutant qu'«il y aura des surprises dans cette affaire». Il a également affirmé : «Si toucher l'épaule d'un élève constitue une offense, alors les professeurs sont en danger à Maurice. Il est grave de condamner une personne avant que la cour ne tranche. La vérité est importante.»
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Pour sa part, Me Sanjeev Teeluckdharry a évoqué, selon lui, des manquements dans le processus de protection des enfants. «Lorsqu'un enfant fait une déclaration, il est assisté par un officier dela Child Development Unit ou par ses parents et les officiers de police consignent les déclarations. Nous ne savons pas quel pourcentage des propos de l'enfant est fidèlement retranscrit, ni ce qui est enregistré par les officiers. Il serait souhaitable d'amender la loi afin que toute déclaration d'un enfant fasse l'objet d'un enregistrement vidéo, dans l'intérêt de la justice.»
Pour rappel, Frédéric Pavaday a été arrêté mardi à la suite d'allégations formulées par une élève de la Loreto Junior School, à Curepipe. Il a été provisoirement inculpé de child ill-treatment.