Un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des parties prenantes du secteur industriel et des lieux de travail s'est tenu le mercredi 25 février 2026 à Abidjan-Plateau, à la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du projet intitulé « Accroître la mise en œuvre mondiale du Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques par le biais d'un projet pilote axé sur l'Afrique », dénommé Projet Sgh.
Adopté en 2002, le Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques (Sgh) constitue un outil de référence pour une gestion efficiente et efficace des substances chimiques. Il vise l'harmonisation mondiale des critères de classification des dangers et des règles d'étiquetage, afin de garantir une information claire et accessible aux utilisateurs, tout en renforçant la protection de la santé humaine et de l'environnement.
Le Sgh contribue directement à l'atteinte de la cible 12.4 de l'Agenda 2030 pour le développement durable, relative à la gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques. Toutefois, malgré les engagements internationaux, ce système demeure encore peu opérationnel dans de nombreux pays, notamment en Afrique, où sa mise en œuvre reste embryonnaire.
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Face à ce constat, plusieurs parties prenantes internationales, parmi lesquelles l'Union européenne, le Programme des nations unies pour l'environnement (Pnue), l'Institut des nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) et le Conseil international des associations d'industriels de produits chimiques, ont uni leurs efforts pour soutenir la mise en œuvre du Sgh à travers un projet pilote axé sur l'Afrique. Le Projet Sgh couvre actuellement quatre pays, à savoir la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Kenya.
En Côte d'Ivoire, un atelier national de lancement s'est tenu en mai 2025 et a recommandé l'organisation de rencontres sectorielles ciblées dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie, du transport et du commerce. L'atelier du 25 février 2026 est consacré spécifiquement au secteur industriel et aux lieux de travail. Son objectif général est de sensibiliser les parties prenantes du secteur industriel à la mise en oeuvre du Sgh. De manière spécifique, il s'agit de présenter le Projet Sgh, d'expliquer les principes de classification et d'étiquetage des produits chimiques dans le contexte industriel et d'identifier les défis propres à ce secteur.
À l'issue des travaux, il est attendu que les acteurs industriels disposent d'une meilleure compréhension du Sgh, soient sensibilisés à l'importance de la classification et de l'étiquetage des produits chimiques et contribuent à l'identification concertée des contraintes et des leviers nécessaires à une mise en œuvre efficace du système. Représentant le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, le conseiller technique Patrick Pedia a salué la mobilisation des organisations patronales, des fédérations d'entreprises, des syndicats de travailleurs et des entreprises du secteur des produits chimiques.
Il a rappelé le poids stratégique du secteur industriel dans l'économie nationale, représentant environ 23 % du produit intérieur brut, ainsi que les risques inhérents à l'utilisation, à la fabrication, à l'importation et à l'exportation de substances chimiques.
M. Pedia a souligné que la mise en œuvre du Sgh permettra d'améliorer significativement la prévention des risques professionnels et environnementaux, grâce à l'utilisation de pictogrammes universels, de mentions de danger normalisées, de conseils de prudence adaptés et de fiches de données de sécurité conformes aux standards internationaux.
Au terme de son intervention, le représentant du ministère a invité l'ensemble des participants à prendre une part active aux échanges, afin que la mise en oeuvre du Sgh dans le secteur industriel repose sur une approche concertée, pragmatique et ambitieuse. Il a réaffirmé l'engagement des autorités ivoiriennes à accompagner le Projet Sgh et les actions de sensibilisation subséquentes.
À travers cette initiative, la Côte d'Ivoire réaffirme sa volonté de promouvoir une industrie moderne, productive et sûre, conciliant développement économique, protection de la santé des travailleurs et des populations, et préservation de l'environnement, au bénéfice des générations futures.