Tunisie: Un juge décède dans un terrible accident de voiture sur l'X20

27 Février 2026

Le juge Slim Medini est décédé ce vendredi à l'âge de 46 ans, des suites d'un accident de la route. Ce drame remet en lumière, la dégradation préoccupante de la sécurité routière en Tunisie, marquée notamment par des comportements de conduite à haut risque sur les axes urbains et autoroutiers.

Selon les premiers éléments disponibles, la violence du choc et l'ampleur des dégâts constatés laissent fortement présumer un excès de vitesse. Au-delà de ce cas tragique, l'accident illustre un phénomène plus large, caractérisé par des infractions répétées au code de la route, en particulier dans le secteur du transport collectif.

Dans le Grand Tunis, de nombreux conducteurs de taxis collectifs sont régulièrement pointés du doigt pour des pratiques dangereuses : excès de vitesse, dépassements périlleux, non-respect de la signalisation et, dans certains cas, circulation à contresens, y compris sur des axes à forte densité.

Ces comportements, observés de manière récurrente, se déroulent parfois sous l'œil des dispositifs de surveillance, sans qu'ils ne donnent systématiquement lieu à des mesures dissuasives visibles.

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Le phénomène dépasse le cadre de comportements individuels isolés. Il s'inscrit dans un environnement structuré où certaines entreprises exploitent des flottes importantes de véhicules, soulevant des interrogations sur les mécanismes de contrôle, de suivi et de responsabilisation. La persistance d'infractions multiples, parfois cumulées sur un même véhicule, interroge sur l'efficacité des dispositifs de sanction et sur les conditions d'octroi et de renouvellement des autorisations administratives.

Ce drame relance ainsi le débat sur la responsabilité collective face à l'insécurité routière. Il met en évidence les limites d'un système dans lequel les infractions répétées peinent à entraîner des mesures correctives à la hauteur des risques encourus.

Dans ce contexte, la question n'est plus seulement celle de l'erreur individuelle, mais celle d'un dysfonctionnement global où la répétition des comportements dangereux traduit une banalisation inquiétante du mépris des règles et, in fine, de la vie humaine.

 

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