Sénégal: Refroidissement écoénergétique - Le pays lance un projet d'un million de dollars pour verdir sa CDN

27 Février 2026

Le ministère de l'Environnement et de la Transition écologique a procédé hier, jeudi 26 février, au lancement officiel du projet : « Solutions de refroidissement écoénergétique et respectueuses du climat et mise à̀ jour de la CDN au Sénégal ». Doté d'un million de dollars américains, il vise à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet serre et à l'amélioration de l'efficacité énergétique, tout en renforçant l'ambition et la mise en oeuvre des Contributions Déterminées Nationales du Sénégal, (CDN) notamment dans le secteur industriel.

Le Sénégal enregistre une hausse soutenue de la demande en service de refroidissement portée par la croissance démographique, l'urbanisation, industriel et les effets croissants du changement climatique.

Selon la directrice générale de l'Agence pour l'Économie et la Maîtrise de l'Énergie (AEME), Mame Coumba Ndiaye, si l'on en vient au domaine du roulement énergétique, en faisant référence aux différents documents d'orientation stratégique, au niveau national, dans le domaine du bâtiment, et à la stratégie nationale de maîtrise de l'énergie, le poste de consommation lié au froid, représentent 40 à 80% des consommations énergétiques. Elle précise que dans ces bâtiments, les enjeux de confort communs à travers les systèmes de climatisation justifient l'essentiel de ces besoins.

Le directeur du Comité National sur les Changements Climatiques (Comnacc), Libassa Ba Fall estime pour sa part, que les systèmes de refroidissement, qu'il s'agisse de la climatisation, de la réfrigération commerciale et industrielle, ou encore de la chaîne de froid, sont désormais au coeur de plusieurs enjeux nationaux, notamment la compétitivité économique, la sécurité alimentaire, la santé publique et la résilience climatique.

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Cependant, il a relevé: « cette réalité appelle une transformation profonde, des équipements énergivores et parfois obsolètes, des équipements d'utilisation de flux d'origine à fort potentiel de réchauffement global d'un cadre normatif à renforcer et d'un déficit de capacité technique, institutionnelle et financière, à combler ». Autrement dit, soutient-il : « le refroidissement est à la fois un défi climatique, énergétique, industriel, un défi de développement tout simplement ».

Dans le cadre de ce projet, les acteurs soulignent que l'initiative, lancée, est particulièrement pertinente en ce qu'elle permet de traiter simultanément l'efficacité énergétique, la réduction des émissions, la modélisation des chaînes de valeur, le renforcement des compétences et l'alignement des politiques sectorielles du pays avec les engagements climatiques. Ils rappellent aussi, que le défi est beaucoup d'autant plus important que les orientations du Sénégal s'inscrivent dans une dynamique de transformation numérique, avec avec des besoins accrus en refroidissement, notamment dans les infrastructures sanitaires et les centres de données.

Partenaire du projet, l'ONUDI, par la voix de Rafik Feki, renseigne que le programme s'étend sur 3 ans, pour un budget d'un million de dollars américain. Il vise à contribuer irréparablement à la réduction des émissions de gaz à effet de gaz et à l'amélioration de l'efficacité énergétique, tout en renforçant l'ambition et la mise en oeuvre des contributions déterminées nationales du Sénégal, notamment dans le secteur industriel.

De l'avis de Ababacar Dieng, Secrétaire général du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique, ce projet s'inscrit pleinement dans la dynamique de l'Accord de Paris sur le climat qui promeut une transition juste, équitable vers des voies de développement sobre en carbone et résilientes aux changements climatiques. Il participe également à l'élimination progressive de la production et la consommation de substances et de matériaux appauvrissant la couche d'ozone.

En effet, le protocole de Montréal enregistre depuis son entrée en vigueur en 1989 un succès avéré ayant permis d'éliminer 99% des substances appauvrissant la couche d'ozone, visant un rétablissement complet d'ici les années 2060-2030. Dans cette continuité, l'horizon actuel se concentre sur l'amendement visant la réduction de 85% de la production et la consommation d'hydro-fluocarbure (HFC), d'ici les années 2036-2047, pour éviter une hausse de 0,5°C de réchauffement climatique.

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