Madagascar: Eddy Ramanirabahoaka - Vers une réforme profonde des partis politiques

Dans le cadre de la concertation nationale en vue de la mise en place de la Ve République, la question de la réforme des partis politiques s'impose avec force dans le débat public. Pour Eddy Ramanirabahoaka, membre de la diaspora malgache en France, « il est urgent de bâtir un système plus efficace, plus crédible et plus responsable ». Selon lui, la prolifération des micro-partis fragilise la lisibilité du paysage politique et menace la stabilité institutionnelle. Il plaide pour un encadrement strict de l'existence même des formations politiques, afin de garantir une réelle représentativité et une participation structurée aux débats nationaux.

10 000 adhérents

Le membre de la diaspora propose des conditions claires pour la reconnaissance officielle d'un parti. « Chaque formation doit compter au moins 10 000 adhérents répartis sur cinq régions, disposer d'un siège officiel, d'un conseil exécutif élu et d'un règlement intérieur formalisé », souligne-t-il. À cela s'ajoute la publication annuelle de rapports financiers et d'activités auprès du ministère de l'Intérieur.

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Les partis ne respectant pas ces critères pourraient être dissous ou invités à fusionner avec d'autres formations. Par ailleurs, l'instauration d'un seuil électoral national de 5% pour accéder à l'Assemblée nationale permettrait de limiter la fragmentation et d'encourager les coalitions.

Seuil électoral

Eddy Ramanirabahoaka insiste sur la nécessité de rationaliser le financement public. Seules les formations disposant d'une implantation nationale et franchissant le seuil électoral pourraient bénéficier de subventions et accéder aux débats audiovisuels nationaux. Il plaide également pour des campagnes d'éducation civique afin de sensibiliser la population à soutenir des partis structurés et représentatifs. « La transparence et la publication régulière des données sur l'activité et la présence régionale des partis sont essentielles », précise-t-il.

Intérêt général. L'objectif affiché par cette réforme est de passer d'un paysage politique fragmenté à cinq ou huit grandes formations, capables de structurer le débat démocratique et de participer efficacement aux échéances nationales.

À ses yeux, « une telle réforme contribuerait à instaurer un climat politique plus stable, moins dominé par des intérêts individuels ou familiaux, et davantage tourné vers l'intérêt général ». Eddy Ramanirabahoaka estime que la rationalisation des partis est indispensable pour renforcer la crédibilité et l'efficacité du système politique malgache.

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