Dans le cadre de la coopération entre Madagascar et le Japon, à travers l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), deux nouveaux projets rizicoles ont été lancés hier à l'hôtel Colbert.
Il s'agit du projet FyVary, dans sa phase 2, ou projet de vulgarisation des technologies innovantes pour la promotion de la production de riz dans les rizières pauvres en nutriments, et du projet VaryAla, axé sur le développement d'un système de riziculture durable et diversifié, mettant en exergue l'importance des fonctions des forêts.
« Ces deux projets sont complémentaires, car ils contribuent à l'augmentation des rendements de productivité de l'ordre de 30 %, tout en veillant à la préservation de l'environnement afin d'assurer un développement durable », a annoncé le Secrétaire général du ministère de l'Agriculture et de l'Élevage, Fabien Andriambololona.
Technologies accessibles
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Quatre régions sont ciblées : Analamanga, Vakinankaratra, Boeny et Alaotra-Mangoro. Ces régions présentent en effet une faible teneur en phosphore, un élément indispensable à la fertilisation des sols.
Le Directeur général de la gouvernance environnementale, Rinah Razafindrabe, a souligné que ces projets contribuent également à renforcer la résilience des producteurs face au changement climatique.
« D'une durée de cinq ans, ces deux projets sont financés par le Japon via la JICA. Ils visent à améliorer immédiatement les rendements grâce à des technologies accessibles aux petits producteurs, tout en garantissant la durabilité environnementale, fondée sur la recherche scientifique. Ces projets sont également le fruit d'une recherche conjointe entre Madagascar et le Japon. Nous passons désormais à leur vulgarisation à grande échelle », a déclaré le représentant résident de la JICA aux Comores, à Madagascar et à Maurice, Odawara Kosuke, lors de la cérémonie de lancement.