Afrique Australe: Requête de la SADC - Le Chef de l'État parle d'un «rapport»

Selon le colonel Randrianirina, le document qui sera remis à la SADC, ce jour, n'est pas une Feuille de route, mais un rapport. Il prévoit, néanmoins, le chronogramme de la Transition.

Un débat terminologique. C'est ce que la déclaration du colonel Michaël Randrianirina, Chef de l'État, hier, a suscité. En réponse à la presse, en marge de la réception des hélicoptères et camions militaires russes, à Ivato, il a indiqué que le document qui sera remis à la Communauté de développement des États d'Afrique australe (SADC), ce jour, «est un rapport et non pas une Feuille de route».

L'officier supérieur précise alors que sera remis à la SADC, ce jour, «un rapport des étapes franchies durant ces quatre derniers mois, et ce que nous allons faire après». À l'entendre, ce «rapport» donc, sera remis en main propre à la SADC, sans plus de précisions sur le lieu où se tiendra une éventuelle rencontre avec les responsables de l'organisation régionale. Par ailleurs, la validation et la signature du «rapport» sont faites.

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Le locataire d'Iavoloha s'est, en effet, engagé à signer la Feuille de route qu'il désigne finalement comme un rapport, à son retour de France. Jusqu'à la précision apportée par le colonel Randrianirina, hier, le terme Feuille de route a toujours été utilisé par les tenants du pouvoir pour parler du document à remettre à la SADC. Le Chef de l'État lui-même l'a utilisé à plusieurs reprises, notamment durant son interview sur Russia Today (RT), lors de son intervention devant le groupe de la Banque mondiale et la diaspora, en France.

Taire les surenchères

Du reste, c'est la SADC qui a utilisé le terme «Feuille de route» dans le communiqué de la réunion extraordinaire du Sommet des chefs d'État et de gouvernement, le 17 décembre. C'est par le biais de cette missive que l'organisation régionale «a demandé à la République de Madagascar de soumettre un rapport sur l'état de préparation au dialogue ainsi qu'un projet de Feuille de route nationale d'ici le 28 février 2026, suivis de mises à jour périodiques en mai, août et novembre 2026 au président de l'Organe de la SADC».

À s'en tenir aux termes de cette missive précitée, la SADC requiert des autorités de la Refondation deux documents distincts. Il y a bel et bien un rapport des avancées des préparatifs de la concertation nationale, mais aussi une Feuille de route qui porte vraisemblablement sur les modalités de gestion de la Transition. De prime abord, le souhait du Chef de l'État d'écarter des discours le terme «Feuille de route» est pour taire les surenchères autour du sujet.

«Il n'est pas question de dissoudre telle institution ou bien de donner ou d'attribuer des sièges à un tel», souligne le colonel Randrianirina. Durant une conférence de presse, mercredi, maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d'État auprès de la présidence chargée de la Refondation, a soutenu que, contrairement à la Transition de 2009, il ne s'agit pas d'une Feuille de route de sortie de crise politique. Visiblement, les tenants du pouvoir veulent écarter d'emblée toute idée de redistribution de la carte politique ou de distribution de sièges après que ce document soit remis à la SADC.

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