La Banque centrale du Nigeria a abaissé son taux d'intérêt de référence de 50 points de base pour le ramener à 26,5 %, soit une réduction moins importante que celle attendue par de nombreux analystes.
Le consensus du marché avait indiqué une réduction à 26%. Le comité de politique monétaire a déclaré que les risques pesant sur les perspectives économiques sont globalement équilibrés et que la tendance à la désinflation devrait se poursuivre.
Le gouverneur Olayemi Cardoso a déclaré que la décision reflétait l'impact différé du resserrement monétaire précédent, la stabilité récente du taux de change et l'amélioration des conditions d'approvisionnement en denrées alimentaires.
L'inflation globale a ralenti à 15,1 % en janvier, marquant la dixième baisse mensuelle consécutive. La banque centrale continue de viser une inflation à un chiffre à moyen terme.
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La baisse des taux fait suite à une période de resserrement agressif visant à stabiliser les prix et à soutenir le naira après une forte volatilité de la monnaie.
Les réformes économiques introduites depuis 2023, y compris les ajustements du marché des changes et la suppression des subventions aux carburants, ont reçu le soutien d'institutions telles que la Banque mondiale.
Points clés à retenir
Cette baisse modeste des taux est le signe d'une orientation prudente vers l'assouplissement après un cycle de resserrement prolongé. Avec une tendance à la baisse de l'inflation et un taux de change plus stable, les décideurs politiques semblent vouloir équilibrer la stabilité des prix et le soutien à la croissance. Toutefois, la banque centrale reste prudente et ne veut pas raviver les pressions inflationnistes.
Le taux directeur du Nigeria reste l'un des plus élevés des marchés émergents, reflétant les problèmes antérieurs d'inflation et de change. Des contraintes structurelles persistent, notamment l'insécurité et les niveaux élevés de pauvreté, qui limitent le rythme de l'expansion économique.
La poursuite de l'assouplissement dépendra probablement de la poursuite de la modération de l'inflation, de la stabilité de la monnaie et des conditions financières mondiales. L'approche de la banque centrale suggère un ajustement progressif plutôt qu'un changement agressif de l'orientation de la politique.