Afrique de l'Ouest: La Cédéao trace le contour de sa «force en attente» pour lutter contre le terrorisme et l'insécurité

Au terme de trois jours de réunion en Sierra Leone, les chefs d'état-major des pays membres de l'organisation ont pour la première fois défini avec précision le dispositif militaire conjoint appelé à voir le jour dans la sous-région : composée dans un premier temps de 2000 soldats qui resteront stationnés dans leur pays, cette force, qui disposera d'un dépôt logistique commun à Freetown, devra être financée par des fonds locaux.

Elle a duré trois jours. La rencontre entre les chefs d'état-major des armées des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'est achevée ce vendredi 27 février à Freetown, en Sierra Leone, sur une décision : la mise sur pied d'une « force en attente » qui aura pour mission de lutter contre le terrorisme et l'insécurité dans la sous-région à travers des opérations militaires communes.

Selon le schéma qui se dégage, cette force sera dans un premier temps composée d'environ 2 000 hommes, le Nigeria étant appelé à faire partie de ses plus gros contributeurs.

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Si chaque pays devra par ailleurs conserver sur son sol les troupes qui en seront membres, un dépôt logistique du contingent sera toutefois installé dans la capitale de la Sierra Léone dont le président, le général Julius Maada Bio, est également président en exercice de l'organisation régionale.

En ce qui concerne le financement des opérations, les chefs d'état-major de la Cédéao veulent qu'il soit d'abord et avant tout interne. « Il n'est pas normal que, pour assurer notre sécurité, l'argent vienne totalement d'Europe », a ainsi déclaré l'un des participants à la rencontre.

Inquiets de la progression vers les pays côtiers des groupes jihadistes qui opéraient jusqu'à présent quasi exclusivement au Sahel, plusieurs experts affirment par ailleurs que seule une coopération dynamique entre les pays de la région permettra d'endiguer le phénomène et de contrer les groupes armés. Dans cette optique, ces derniers recommandent donc en particulier de faire sauter les digues entre les pays membre de la Cédéao et ceux de l'Alliance des États du Sahel dirigés par des militaires putschistes.

Avant de quitter Freetown, les hauts gradés de la sous-région se sont enfin lancés un défi : lancer dès cette année les premières opérations militaires communes en matière de lutte contre le terrorisme, contre l'insécurité et pour la préservation de la démocratie.

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