Congo-Brazzaville: Club 2002 PUR France - Trois questions à Yollas Sosthène Dinghat Loubacky

interview

La Fédération France Europe du Club 2002-PUR (Parti pour l'unité et la République), "laboratoire à suggestions sociopolitiques et économiques" d'où émanent les propositions à soumettre à l'étude de la direction de ce parti, monte au créneau à la veille de l'élection présidentielle de mars. Son secrétaire-attaché à l'organisation et à sa vie en France, Yollas Sosthène Dinghat Loubacky, nous en parle.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : 24 ans après sa création, comment se situe votre parti dans le paysage politique congolais ?

Yollas Sosthène Dinghat Loubacky (Y.S.D.L.) : Plus que jamais, le Club 2002 PUR s'inscrit dans la majorité présidentielle. De ce fait, nous sommes un parti qui apporte son soutien indéfectible au président de la République, Denis Sassou N'Guesso. Après 24 ans révolus, nous sommes bien évidemment plus que majeurs. Nous avons une implantation et une implication de proximité dans les quinze départements de la République du Congo.

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Notre phase d'immersion et d'apprentissage s'est terminée par un enracinement effectif. Aujourd'hui, nous évoluons sur un terrain fertile de liberté où chaque citoyen a le droit de s'exprimer, d'entreprendre, et de se projeter pour son futur, cela grâce à la paix retrouvée suite aux efforts et à la dextérité du chef de l'État. J'en profite, d'ailleurs, pour faire des supplications auprès du maître de l'univers pour qu'il persiste à accorder lucidité et sagesse à celui qui s'est avéré le grand architecte de la paix dans notre pays.

L.D.B. : Depuis Paris, que propose votre fédération pour cette campagne présidentielle de mars ?

Y.S.D.L. : Nous saisissons cette occasion pour demander à nos compatriotes en âge de voter de se mobiliser afin de se rendre aux urnes. Ils doivent s'enrôler pour obtenir la possibilité d'effectuer leur devoir électoral. Nous ne pouvons pas parler de démocratie, revendiquer ce droit de choisir nos dirigeants tout en restant spectateurs.

Sur le plan programmatique, nous souhaitons, en sus des efforts déjà déployés par le gouvernement, que soient amplifiés les investissements dans le secteur-clé de l'énergie afin d'atteindre la stabilité qui nous permettrait de basculer sans risque vers le nouveau monde qui se dessine devant nous.

Nous proposons également une vulgarisation de l'apprentissage de façon évolutive en commençant depuis l'école primaire jusqu'au collège. Nos enfants doivent devenir des mini-experts dès le lycée.

Constatant que nos jeunes aujourd'hui, surtout pour ceux qui habitent les grandes villes, ne parlent plus les langues maternelles, nous tirons le signal d'alarme face à ce danger susceptible de créer une rupture avec nos identités. De ce fait, nous proposons que nos enfants en CM2 passent un certificat de langue à la place du CEPE par un oral et un test symbolique.

L.D.B. : À l'issue du scrutin de cette année, comment envisagez-vous la gouvernance du prochain quinquennat 2026-2031, à savoir que le Club 2002 aura atteint 29 ans d'existence ?

Y.S.D.L. : Comme nous l'avons souligné précédemment, nous sommes un parti de la majorité présidentielle. Nous invitons les Congolais à se mobiliser massivement et à porter leur choix pour l'élection à nouveau du candidat sortant qui, pour nous, est le seul grand homme d'État en mesure d'oeuvrer aux destinées de notre pays.

Une fois réélu, il lui appartiendra de nous impliquer plus avant, appréciant notre engagement, notre fidélité et nos efforts. Pour le prochain mandat, sur le plan organisationnel de façon générale, nous souhaitons qu'un plan ambitieux de numérisation de toutes nos administrations soit mis en place afin d'optimiser la traçabilité de tous les actes et services de l'État.

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