Face à la montée brutale des tensions au Moyen-Orient, l'Union africaine appelle à la retenue et au dialogue, après les frappes menées samedi par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
Dans un communiqué, la Commission de l'organisation panafricaine fait part de sa vive préoccupation et exhorte toutes les parties à éviter toute nouvelle escalade. Elle insiste sur le respect du droit international et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies afin de préserver la paix et la sécurité internationales.
Selon les autorités américaines et israéliennes, les frappes visaient des objectifs liés aux capacités militaires iraniennes. Depuis Palm Beach, en Floride, le président américain Donald Trump a affirmé que l'opération avait pour but « d'éliminer des menaces imminentes ». De son côté, le ministère israélien de la Défense a évoqué une « frappe préventive » destinée à neutraliser des menaces contre l'État hébreu.
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En Iran, les médias officiels ont indiqué que le président Massoud Pezeshkian est « sain et sauf », démentant les informations faisant état de cibles de haut niveau. Des explosions ont été signalées dans plusieurs villes, dans un climat de fortes tensions liées notamment au programme nucléaire et aux capacités balistiques de Téhéran.
En riposte, l'Iran a lancé des missiles et des drones en direction d'Israël, provoquant le déclenchement de sirènes d'alerte et l'activation de systèmes de défense dans plusieurs zones.
L'Union européenne a également réagi, appelant à la protection des civils et au respect du droit international humanitaire. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a qualifié la situation de « périlleuse », tout en soulignant les menaces que représentent, selon elle, les programmes balistiques et nucléaires iraniens pour la sécurité mondiale.
L'Union africaine met en garde contre les conséquences économiques d'une aggravation du conflit, notamment sur les marchés de l'énergie et la sécurité alimentaire, avec des impacts potentiels importants pour les pays africains. Elle réaffirme sa préférence pour la médiation internationale et les initiatives diplomatiques susceptibles de ramener les parties à la table des négociations.