Il est pénible, frustrant et profondément grave de se poser l'épineuse question suivante: que faut-il faire pour que le discours religieux relatif plus particulièrement au mois du jeûne et les cent cinquante mille causeries religieuses préparées par le département concerné, afin de meubler nos soirées ramadanesques, portent leurs fruits? C'est-à-dire pour que le plus simplement du monde au moins un marchand de fruits et légumes décide d'oublier ses pratiques spéculatives et adhère à l'approche spécifique de solidarité.
Les structures concernées multiplient quotidiennement les descentes de contrôle dans les souks hebdomadaires et dans les épiceries qu'elles dénichent dans les douars éparpillés dans les montagnes de Kasserine et aussi dans les grandes surfaces de la Cité Ennasr et dans celle de Khezama à Sousse.
Et elles investissent les radios et les TV pour faire l'éloge de leur butin, avec la fierté d'un responsable qui a éradiqué définitivement la spéculation, la vente conditionnée et les prix vertigineux et changeant à la tête du client.
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Malheureusement, les Tunisiens, qui considèrent toujours que seul le Président de la République est à même de sentir leur souffrance face au diktat de la pomme de terre et de la banane, attendent que ces autorités irresponsables se débarrassent de leur nonchalance, de leur incompétence et de leur obéissance aveugle aux ordres de leurs financeurs.
Pour avoir l'audace et le courage de quitter spontanément leurs postes avant que le peuple ne prenne la décision de les faire dégager des bureaux feutrés qu'ils occupent injustement et qu'ils ralentissent intentionnellement.
En attendant que la justice fasse son travail conformément à ce que prévoit la loi, les Tunisiens poursuivront leur engagement afin que les forces et les poches de l'escroquerie et de la corruption disparaissent à jamais.