Burkina Faso: Confusion après des tirs entendus dans la nuit à proximité de la présidence

Palais de Kosyam, le palais présidentiel de Ouagadougou, au Burkina Faso, en 2013.

Plusieurs coups de feu ont été entendus aux alentours de la présidence du Faso, dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars. L'hypothèse de la tentative de coup d'État a été rapidement écartée. L'incident pourrait être lié à des « tensions entre les militaires sur la gestion de la situation sécuritaire » dans le pays, où plusieurs positions de l'armée ont été attaquées par des groupes jihadistes, ces dernières semaines.

Que s'est-il passé dans la nuit du 28 février au 1er mars, du côté de la présidence du Burkina Faso ? Peu après minuit, des détonations ont été entendues à Ouagadougou, conduisant les « Wayiyans » - les soutiens du régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré -, qui pensaient assister à une tentative de coup d'État, à lancer une alerte. Ils sont revenus sur celle-ci un peu plus tard, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

« Tout serait parti d'un tir sur un véhicule dans lequel était entreposé des produits inflammables », explique une source sécuritaire à RFI. Quoi qu'il en soit, l'incendie qui s'est déclenché a ensuite brûlé au moins six autres véhicules stationnés au niveau de la présidence, avant d'être maîtrisé par les pompiers dépêchés sur place.

Plusieurs positions des forces armées burkinabè attaquées ces dernières semaines

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Si la présidence du Faso n'a pas communiqué sur cet incident, la même source estime qu'il est lié à des « tensions entre les militaires sur la gestion de la situation sécuritaire » alors que des officiers, des sous-officiers et des chefs de corps, qui étaient attendus pour une rencontre dans la capitale, n'ont pas répondu à la convocation, affirment d'autres sources.

Ces dernières semaines, plusieurs positions des forces armées burkinabè ont en effet été prises pour cible par des groupes armés terroristes, sans que le gouvernement ni l'état-major général des armées ne communiquent sur le bilan de ces attaques.

Contactés, les habitants de Ouagadougou déclarent, eux, vaquer à leurs occupations sans remarquer de dispositif sécuritaire particulier.

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