La reconnaissance du Bachelor in Education (BEd) met le feu aux poudres dans le milieu enseignant. Hier, au Louis Eugene Fabien Teachers Centre à Quatre-Bornes, la Government Teachers' Union (GTU) a rassemblé enseignants du gouvernement et de la du Service diocésain de l'éducation catholique (SeDEC), pour une réunion consacrée à cette question.
Le déclencheur : la décision du Pay Research Bureau (PRB) de qualifier le BEd de «programme de développement», expression perçue comme une dévalorisation d'un diplôme universitaire. «Il y a une injustice envers tous les enseignants, du public comme du privé», a déclaré Vinod Seegum, négociateur de la GTU. Selon lui, ce cursus, lancé en 2019 et «accrédité par l'autorité compétente», a déjà été suivi par près de 2 000 personnes. «Quand un PRB dégrade-t-il une qualification dans la fonction publique ?», s'est-il interrogé, accusant l'organisme de dépasser son rôle.
D'ailleurs, les participants ont exprimé leur crainte sur les effets de cette décision sur la progression de carrière et la reconnaissance professionnelle des titulaires du BEd, alors que la profession est appelée à se former davantage.
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Vinod Seegum a indiqué avoir saisi le ministre de l'Éducation. «Minis inn dir, li avek nou dan sa lalit la», a-t-il rapporté, tout en réclamant que le dossier soit traité au niveau du Cabinet via un cabinet paper. L'objectif : faire prendre conscience au gouvernement des conséquences d'une profession frustrée sur la qualité de l'enseignement. Il a également rappelé une recommandation formulée en 1987 par Donald Chessworth, considérée comme un texte de référence en faveur de la valorisation de la formation des enseignants.
Le président de la GTU, Vishal Baujeet, a insisté sur l'unité des enseignants. Remerciant les retraités et les membres du SeDEC présents, il a affirmé que la mobilisation visait à «envoyer un message aux autorités concernées». Sans annoncer d'action immédiate, les dirigeants ont laissé «toutes les options ouvertes», y compris la possibilité d'une manifestation, rappelant que le corps enseignant s'est déjà mobilisé dans la rue par le passé.
À l'issue de la rencontre, le syndicat a promis de poursuivre les démarches et de tenir ses membres informés, tandis que la reconnaissance officielle du BEd reste au coeur d'un bras de fer avec le PRB. Une nouvelle réunion nationale pourrait être convoquée si aucune réponse n'intervient rapidement.