Elles ont réaffirmé leur engagement Samedi dernier. Ce fut au cours d'une Convention nationale des femmes FDR (Forces Démocratiques pour la République), tenue à Lomé. Plusieurs centaines, ces femmes militantes du parti au symbole du Parapluie blanc dans un fond violet, venues des différentes fédérations des FDR à travers le pays, ont échangés entre elles et ont procédé à une réorganisation de la coordination. Si au cours des échanges, ces femmes ont été édifiées autour du thème principal « Femme et engagement politique », le volet réorganisation et redynamisation a permis de porter à la tête des Femmes FDR, une coordination de 18 membres présidée par Mme Chantale Kayi Amatchoutchoui.
Au cours des travaux de cette convention de la gente féminine du parti, auxquels avaient pris part les premiers responsables, le président national, Me Paul Dodji Apévon, s'est félicité du dynamisme affiché par ces femmes, actrices non négligeable de la vie politique du pays. Dans ses mots aux militantes de son parti, le leader des FDR a laissé entendre que « les temps n'ont jamais été faciles pour celles et ceux qui veulent le changement ».
Aussi, a-t-il lancé à ses co-partisanes, « vous êtes, brillantes femmes des FDR et du Togo, la colonne vertébrale de la résistance. En effet, partout dans notre pays, ce sont les femmes qui tiennent, ce sont elles qui nourrissent les familles malgré la vie chère, ce sont elles qui soutiennent les jeunes au chômage, ce sont elles qui maintiennent la cohésion quand tout vacille, quand l'espoir baisse, ce sont les femmes qui consolent, quand la peur avance, ce sont les femmes qui résistent en silence.
Le pouvoir peut changer notre constitution à sa guise et contre notre volonté, peut verrouiller les institutions, peut intimider, menacer, disperser, mais il ne peut pas éteindre la détermination des femmes togolaises, des Togolais en général ».
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« Beaucoup se demandent aujourd'hui à quoi bon militer, à quoi bon voter, à quoi bon se battre. Ce doute est humain, mais le renoncement à la lutte constituerait du pain bénit pour les adeptes de la monarchisation de notre chère patrie. Nous ne devons jamais oublier que chaque période de verrouillage politique porte en elle les germes d'un réveil citoyen et l'histoire nous enseigne que les grandes transformations naissent souvent dans les moments d'apparente impasse », a-t-il aussi analysé. Enfin, a insisté Me Apévon sur la nécessité de formation des femmes en politique, dans le contexte actuel togolais.
« La formation politique des femmes du parti doit devenir une priorité. Car une femme formée politiquement devient une éducatrice citoyenne, un relais d'opinion, une vigie démocratique, une future dirigeante. Nous devons ainsi créer un programme structuré de leadership féminin car la reconquête commence par la compétence », a-t-il dit avant de partager avec toutes, sa forte conviction, celle selon laquelle, « l'histoire du Togo ne s'écrira pas sans les femmes des FDR, elle ne s'écrira pas sans leur courage ».
Coordinatrice nationale des Femmes FDR, Mme Amatchoutchoui est allée dans la même optique que le président national de cette formation politique de l'opposition togolaise, avertissant ses soeurs Amazones des FDR de ce que « l'élection aux différents postes de la coordination nationale n'est pas pour nous des titres honorifiques ; mais bien au contraire l'acceptation d'une noble mais difficile mission. Et cette mission est claire : faire de notre parti une force politique de référence dans notre pays ».
Et, trace-t-elle les voies à suivre, à savoir, oeuvrer avec détermination et abnégation pour, « étendre l'assise de notre coordination : En effet, nous devons aller là où on ne nous attend pas encore. Chaque famille, chaque quartier, chaque village et chaque préfecture doit entendre le message de notre parti », « conquérir de nouvelles militantes : en effet, les femmes sont les meilleures ambassadrices. Notre force de persuasion doit être notre meilleur atout pour convaincre d'autres concitoyennes à rejoindre nos rangs », et enfin, « accroître la notoriété du parti. Partout où nous sommes, en tant que femmes militantes des FDR, il doit y avoir de l'espoir, de l'action et de la solidarité ».
Si elle a inscrit cette nouvelle dynamique sonnée par la branche féminine des FDR dans la droite ligne de « la longue et courageuse marche des femmes d'hier et celles d'aujourd'hui » dont entre autres, « Maman TSAMI, Maman ABLODEGBADJA Mawussi et Maman KPODZRO Afiwa », la première responsable de la coordination féminine des FDR a réaffirmé leur attachement solennel et indéfectible « aux valeurs et principes qui fondent la ligne politique du parti, qui sont ceux de « démocratie et de justice sociale, fondées sur l'État de droit et le respect de la volonté populaire », « de bonne gouvernance, caractérisée par la transparence, la redevabilité et la lutte résolue contre la corruption », « de distribution équitable des ressources nationales, afin que chaque Togolaise et chaque Togolais, sans distinction de sexe, d'origine ou de condition sociale, bénéficie des richesses de notre pays ».
Enfin, a-t-elle invité les femmes du Togo à refuser « le silence que le régime en place tente de nous imposer par la violence et les intimidations en emprisonnant des vaillantes femmes comme Mme GNAKADE Marguérite, Mme KOUMAYI Grâce Bikoni et KATANGA Amavi ... qui ne cherchent que le changement et le bonheur pour notre pays ».
Cette convention des femmes désormais derrière, les FDR se projettent sur la convention de sa jeunesse, puis, celle du Parti son ensemble. Toutes ces activités ne sont que dans l'ordre normal des choses pour un parti politique dynamique, qui se respecte et entend se faire respecter par ses adversaires politiques mais également ses partenaires de la lutte politique au pays.