Les habitants de Goxu Mbacc ont manifesté ce dimanche après-midi leur désarroi protestant ainsi contre la construction d'un poste de contrôle à proximité de leur quartier par les autorités de la République Islamique de Mauritanie. Ils craignent pour leur sécurité et invitent les autorités étatiques à se saisir de ce dossier au plus vite pour éviter le pire.
A en croire Mamadou Sarr, le porte-parole du jour et président de la Commission Environnement et Préservation des ressources de l'Association des pêcheurs artisanaux à la ligne de Saint-Louis, ce sont le désarroi, la peur et l'incompréhension qui les réunissent. « Nous sommes des pêcheurs, nous avons des familles ici, des enfants, des épouses, nous avons des équipages, du matériel et aussi nos animaux et nos écoles coraniques par ici.
Nous avons également une plage à côté qui sert de lieu de repos pour nos jeunes. Mais grande a été notre surprise aujourd'hui de voir en face de nous, des tentes érigées par l'armée de la République Islamique de Mauritanie et c'est ça, notre problème. Quoi de plus normal pour un père de famille et une mère de famille de s'inquiéter ? Nous avons lu le communiqué des autorités administratives. Mais qu'elles viennent nous dire comment cohabiter aujourd'hui avec ces gens-là, comment faire pour aller enterrer nos morts, parce qu'il y a un cimetière sur le site », s'est-il interrogé.
Ces habitants de Goxu Mbacc, munis de brassards rouges, le drapeau national en bandoulière, revendiquent respect et considération de la part des autorités de ce pays.Ils dénoncent l'insécurité qui prévaut au sein de leur quartier. « Nous appelons les autorités de ce pays à venir régler ce problème. Car ce n'est pas une moindre affaire puisque tout peut arriver ici. Nous appelons les autorités à venir parler avec la population et aux autorités de venir parler avec les pêcheurs qui sont les plus impactés.
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Depuis quatre voire cinq ans, nous avons alerté l'opinion publique sur les impacts liés à l'exploitation du gaz. Nous sommes en train de vivre les impacts de ce gaz sur terre. Ils ont récupéré Diatara. Maintenant, ils veulent nous voler notre terre », a-t-il martelé tout en exprimant leur « niet » catégorique à l'implémentation de ce qu'ils qualifient de cantonnement militaire mauritanien.