Sénégal: Ramadan et temps de carême à Matam - Flambée des prix de l'huile, des dattes, du poisson et des oeufs

Le Ramadan et le Carême se déroulent avec une hausse notable des prix de certaines denrées comme l'huile (une denrée de première nécessité), les dattes et les oeufs frais. Le président régional de l'Association des Boutiquiers Détaillants du Sénégal (ABDS) de Matam, dit noter «un renchérissement du coût du bidon d'huile de palme de 20 litres qui est passé de 17 000 à 19 500 francs ». En effet, le prix du litre de l'huile de palme a subi des fluctuations sur son coût officiel établi à 1000 F par le Conseil régional de la consommation, en relation à la nouvelle grille de tarification. Quelques mois seulement après l'application du nouveau tarif, la denrée enregistre une hausse de son coût en passant de 1025 à 1050, 1100 voire 1200 frs dans certaines boutiques.

Les boutiquiers détaillants interpellés par les consommateurs, pour comprendre les causes de cette soudaine augmentation, exposent « un relèvement des coûts du produit du côté des grossistes », qui à leur tour, se justifient d'une augmentation des tarifs de la denrée au niveau de leurs fournisseurs.

En plus de l'huile, les dattes subissent également une montée des prix : le carton de 10 kg est désormais à 9 500 francs et 12 000 francs, selon la variété, alors qu'avant le Ramadan, ces frais étaient respectivement de 7 000 et 9 450 francs. Le kilogramme de dattes séchées, très prisées pendant cette période, est monté de 1 200 à 1 500 francs chez certains marchands.

En revanche, le prix du sucre reste relativement stable, fluctuant entre 600 et 650 francs le kilogramme. De même, aucun changement notable n'a été observé pour le riz brisé et la viande. Dans les boucheries, le prix du kilogramme de viande de bœuf est maintenu à 4 000 francs, tandis que le kilogramme de viande ovine et caprine est proposé à 5 000 francs. Quant au riz brisé, son tarif est d'environ 350 francs le kilo.

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Au marché central d'Ourossogui, les commerçants et les consommateurs rapportent également des hausses significatives. Par exemple, le prix du sac de l'oignon local atteint désormais 11 500 francs, contre seulement 7 000 francs avant le début du Ramadan. En ce qui concerne les œufs frais, leur rareté actuelle a entraîné une augmentation des prix, passant de 1 800 francs à une fourchette comprise entre 3 200 et 3 300 francs pour la plaquette de 30 unités.

Cherté du poisson, Fruits et Légumes à prix raisonnables

Le poisson, un aliment très prisé pour le dîner de beaucoup de familles, en cette période de jeûne voit son prix augmenter sur le marché, notamment à cause de la hausse du coût des poissons d'eau douce. Le capitaine, qui est très recherché, se vend entre 2500 et 45000 francs, selon sa taille et son poids. Les carpes, qui coûtent 3000 francs le kilogramme, deviennent rares, ce qui rend la situation encore plus difficile pour trouver du poisson à un prix abordable.

Les prix des silures et des tilapias varient entre 5000 et 7000 francs. Face à ces prix élevés, certains consommateurs cherchent des options moins coûteuses en se tournant vers des poissons de mer qui coûtent souvent moins cher. Il y a le « yaboye » et le « jaaye » qui se vendent à 1000 francs pour trois, ainsi que le « guiss » vendu à la somme à l'unité. Tandis que quatre ou cinq rougets se vendent 2500 francs, le kilogramme de la carpe blanche, appelée « sompate », coûte également 2500 francs et celui du poisson escolar, connu sous le nom de « beurre », est à 3500 francs.

Pour ce qui est des fruits et légumes, l'offre est suffisamment fournie avec des prix raisonnables dans les divers endroits de vente et les marchés. Le marché central de Ourossogui, tout comme celui de Matam, est bien approvisionné en choux, carottes, poivrons, salades, tomates, betteraves et pommes de terre.

La même observation peut être faite pour les fruits. Pendant le jeûne, les marchands ont bien approvisionné leurs ventes. Les fruits disponibles comme les mandarines, les noix de coco, les bananes (locales ou importées), oranges, dattes et surtout les pastèques sont en grande quantité sur les étals. Salamata, une vendeuse de fruits à Matam, dit qu'elle gagne beaucoup d'argent en vendant des pastèques, qui sont très populaires pour rompre le jeûne. Les prix changent selon la taille. Les grandes pastèques coûtent entre 3000 et 2500 francs, tandis que les plus petites sont à 1500 ou 1000 francs.

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