Cameroun: Kribi sous le choc - La série d'assassinats qui terrifie la ville balnéaire

Kribi ne dort plus. La station balnéaire aux plages de sable fin, habituellement fréquentée par les touristes et les investisseurs, est devenue un théâtre de violence barbare.

En quelques jours, le département de l'Océan a basculé dans l'horreur. Une série d'assassinats frappe les populations avec une sauvagerie qui glace le sang.

Deux lycéennes retrouvées nues dans la broussaille

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Le 25 février restera une date noire. Au Lycée Bilingue Rural de Kribi, l'impensable s'est produit. Les corps sans vie de deux élèves, âgées de 18 et 22 ans, ont été découverts dans un fourré à Kribi Kienké. Elles étaient dénudées. Leur état de décomposition avancé témoigne des heures écoulées avant la macabre découverte. Abandonnées comme des objets, ces jeunes filles ont été sacrifiées dans l'indifférence la plus totale de leurs bourreaux.

Un moto-taximan égorgé pour son engin

La folie meurtrière ne s'est pas arrêtée aux portes du lycée. Un jeune conducteur de moto-taxi a été retrouvé égorgé, la gorge tranchée de sang-froid. Son outil de travail, unique source de revenus, a disparu avec ses agresseurs. Dans cette ville où le transport par moto fait vivre des familles entières, chaque conducteur regarde désormais son rétroviseur avec angoisse.

Une vieille dame miraculée grâce à la Socapalm

Le bilan aurait pu s'alourdir. Une femme âgée a subi une attaque similaire. Son calvaire a pris fin grâce à l'intervention providentielle d'un engin de la Socapalm, la société agro-industrielle locale. Les agresseurs ont pris la fuite, laissant leur victime traumatisée mais vivante. Un répit qui n'efface pas la peur omniprésente.

La psychose s'empare des quartiers

Dans les plantations, dans les rues, sur les marchés, la mort rôde. Les populations vivent dans la terreur permanente. Les parents retiennent leurs enfants. Les travailleurs rentrent avant la nuit. La cité balnéaire, autrefois havre de paix, s'est transformée en prison à ciel ouvert. Chaque ombre devient suspecte. Chaque bruit fait sursauter.

Le Préfet Bouba Haman face à l'urgence

Tous les regards se tournent vers l'autorité administrative. Bouba Haman, installé comme Préfet de l'Océan en août 2025, hérite d'une situation explosive. L'homme, décrit comme dynamique, promet que les coupables seront traqués et punis. Mais la population, elle, n'attend plus des promesses. Elle réclame des actes concrets, immédiats, visibles.

Les enquêtes de gendarmerie sous pression

Les services de gendarmerie sont mobilisés. Les investigations suivent leur cours. Mais dans l'immédiat, aucune interpellation n'a été annoncée. Le silence des autorités sur l'avancée des enquêtes alimente les frustrations. Les familles des victimes exigent des réponses. La ville entière veut des noms, des visages, des coupables derrière les barreaux.

Kribi peut-elle encore attirer les investisseurs ?

La question dépasse le cadre sécuritaire. Kribi est un poumon économique. Son port en eau profonde, ses industries, son potentiel touristique attirent des capitaux étrangers. Mais qui investira dans une ville où l'on égorge les travailleurs et où l'on jette les lycéennes dans les broussailles ? L'image de marque du département de l'Océan est en train de s'effondrer.

Le tourisme en première ligne

Les hôtels, les plages, les chutes de la Lobé faisaient la fierté de Kribi. Les voyagistes commençaient à promouvoir la destination. Cette série noire risque de tout anéantir. Les touristes nationaux déjà hésitants pourraient se détourner définitivement. Quant aux visiteurs internationaux, ils consulteront les avis de sécurité avant de réserver.

Une jeunesse sacrifiée sur l'autel de la violence

Les deux lycéennes assassinées représentaient l'avenir du Cameroun. 18 et 22 ans. Toute une vie devant elles. Leur mort brutale interroge la société tout entière. Comment protéger la jeunesse ? Comment garantir la sécurité dans les établissements scolaires ? Les parents qui conduisent leurs filles au lycée le font désormais la peur au ventre.

La société civile monte au créneau

Les associations de défense des droits humains s'emparent du dossier. Elles dénoncent une défaillance des dispositifs de sécurité. Elles réclament la création d'une cellule d'enquête spéciale. Certaines évoquent déjà des dysfonctionnements dans la chaîne judiciaire. La pression monte sur les autorités.

La peur change les habitudes

À Kribi, les comportements se transforment. Les moto-taximen font désormais équipe. Les femmes évitent les plantations isolées. Les sorties nocturnes ont cessé. La ville s'adapte à l'insécurité. Une adaptation qui ressemble à une régression. La liberté de circuler, droit fondamental, n'existe plus.

Quand l'État reprendra-t-il le contrôle ?

La question centrale reste posée. Le Préfet Bouba Haman a les moyens de sa politique. Les forces de l'ordre sont déployées. Mais la population attend des résultats tangibles. Une arrestation. Un procès. Une condamnation. Tant que la justice n'aura pas parlé, la psychose continuera de ronger Kribi.

Kribi est-elle encore une ville sûre ?

La question brûle toutes les lèvres. Personne n'ose répondre par l'affirmative. La cité balnéaire retient son souffle. Entre les patrouilles de gendarmerie et les appels à la vigilance, les habitants tentent de survivre. Mais pour combien de temps ? Jusqu'à quand la psychose tiendra-t-elle une ville entière en otage ?

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