Sud-Soudan: L'ONU alerte sur les violences, l'ONG MSF a perdu le contact avec 26 employés

Des Casques bleus de la Minuss dans l'État du Jonglei, au Soudan du Sud, le 21 février dernier.

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a déploré lundi 2 mars 2026 avoir perdu le contact avec 26 de ses employés dans l'État du Jonglei, au Soudan du Sud, où les combats entre factions rivales se sont fortement intensifiés ces dernières semaines. La semaine précédente, les Nations unies ont mis en garde contre le risque d'un retour à une « guerre civile généralisée ».

L'ONU alerte sur la recrudescence des violences au Soudan du Sud. Selon la Mission onusienne au Soudan du Sud (Minuss), l'attaque survenue dimanche 1er mars 2026 dans la province du Ruweng, au nord du pays, aurait fait plusieurs dizaines de morts parmi des civils et responsables locaux.

Cette attaque n'a pas été revendiquée, mais les violences entre l'armée loyale au président Salva Kiir et des milices soutenant son rival, Riek Machar, se sont intensifiées ces derniers mois.

La semaine précédente, l'ONU a d'ailleurs condamné le massacre d'au moins 16 civils dans l'État du Jonglei et a accusé des éléments incontrôlés de l'armée d'en être responsables, mettant en garde contre une reprise généralisée de la guerre.

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Pas de revendication

L'attaque dans la province du Ruweng, elle, s'est produite tôt dimanche matin. Des jeunes armés, non-identifiés, ont attaqué le siège du comté d'Abiemnom, selon l'ONU. Aucune revendication n'a été communiquée. On ne sait pas s'il s'agit de pillages, de représailles sur base ethnique ou d'affrontements entre l'armée régulière et les milices liées à l'opposition.

La mission onusienne a exhorté toutes les parties à cesser les hostilités et à engager un dialogue constructif.

Le Soudan du Sud a déjà connu une guerre civile entre 2013 et 2018 qui avait abouti à un accord de paix. Un partage du pouvoir avait permis de mettre fin aux combats, sans pour autant résoudre les divisions entre le président Salva Kiir et Riek Machar.

Depuis, la situation n'a cessé de se dégrader. Et l'arrestation de Machar il y a un an et son inculpation ont relancé de plus bel les affrontements entre les deux camps. Des élections qui étaient prévues fin 2024 ont été reportées à la fin de cette année 2026. Mais de nombreux analystes doutent qu'elles puissent se tenir à cette date.

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