"Ne vous laissez pas séduire par les paroles mielleuses des impérialistes occidentaux." La fille de l'ancien guide libyen Mouammar Kadhafi vient de publier un message solennel à destination du peuple iranien. Une mise en garde puisée dans l'histoire tragique de sa propre famille.
L'avertissement d'une héritière de l'histoire
Dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux, Aïcha Kadhafi s'adresse directement aux Iraniens. Elle les met en garde contre toute tentative de rapprochement avec les puissances occidentales. Son argumentaire s'appuie sur l'expérience libyenne, qu'elle présente comme un avertissement universel.
La promesse non tenue faite à Kadhafi
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Selon son récit, Mouammar Kadhafi avait reçu des assurances claires. En échange de l'abandon des programmes nucléaires et balistiques libyens, l'Occident promettait l'ouverture économique et diplomatique. Animé par la volonté de dialogue, le dirigeant libyen a choisi cette voie.
Le résultat, affirme-t-elle, fut tout autre. Les bombardements de l'OTAN ont transformé la Libye en champ de ruines. Le pays a sombré dans le chaos, l'esclavage moderne, la pauvreté et l'exode massif de sa population.
Un parallèle explicite avec l'Iran
L'avertissement à l'Iran est sans ambiguïté. Aïcha Kadhafi salue la résistance du peuple iranien face aux sanctions internationales, à la pression médiatique et à l'asphyxie économique. Elle voit dans cette ténacité la preuve de la vitalité de la nation perse.
Son raisonnement est tranché. Tout compromis avec les impérialistes, écrit-elle, n'apporte que destruction et souffrance. La formule est frappante : négocier avec le loup ne sauve jamais le mouton, cela désigne simplement le prochain repas.
Les nations qui résistent contre celles qui cèdent
Pour illustrer son propos, Aïcha Kadhafi cite plusieurs pays. Cuba, le Venezuela, la Corée du Nord et la Palestine sont présentés comme des modèles de résistance ayant conquis le coeur des masses. À l'inverse, ceux qui se sont prosternés devant l'Occident, dit-elle, ont été balayés par les cendres de l'oubli.
Quelle réception à Téhéran ?
Ce message intervient dans un contexte tendu. Les discussions sur le programme nucléaire iranien restent au point mort. La question est désormais ouverte : cet appel venu de Libye trouvera-t-il un écho chez les décideurs et dans l'opinion publique iraniens ?