Si l'Etat importe, annuellement, quelque 30 mille tonnes de café, il les vend à raison de 2.600 tonnes par mois. Là aussi, il y a une répartition -- et une disparité voulue -- entre l'industriel et le public.
Les professionnels accaparent les deux mille tonnes par mois alors que le consommateur n'en décroche que les 600 tonnes restantes. Ceci justifie, également, le manque de café qui se laisse sentir de temps à autre et qui a même ouvert la voie à la vente du café de contrebande. Acheter au moins cher compte aussi bien pour les industriels que pour le consommateur, d'où le point fort du café de contrebande.
«En 2024, l'Algérie avait fixé le prix du café vert à 16dt. Celui torréfié se vend à seulement 25dt, soit nettement moins cher que le prix fixé dans notre pays. Or, si le café est subventionné en Algérie, il ne l'ai point en Tunisie. Le café de contrebande séduit les consommateurs et les industriels. Et à défaut de contrôle économique aux assauts, il s'avère difficile de faire face au fléau», souligne-t-il.
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Le café de contrebande menace sensiblement le café importé légalement. Le responsable confie que les ventes mensuelles qui étaient de 2600 tonnes par moins ont baissé pour se situer, actuellement, à seulement 1.000 tonnes par mois. Renforcer le contrôle économique et lutter contre les produits de contrebande sont une urgence.