La reprise des grands projets et autres chantiers qui vient d'être confirmée par nos premiers décideurs intervient comme non seulement une assurance économique, mais également en tant qu'attestation de la fiabilité et de la faisabilité du plan de redressement économique.
Tout le monde en convient justement, les grands projets ont cette capacité de structurer l'économie, de se prémunir contre les chocs quelle qu'en soit la nature et, surtout, de mobiliser les capitaux. C'est que tout chantier relancé donne, systématiquement, plus de visibilité à notre environnement des affaires, rassure encore les investisseurs, notamment étrangers, et les pousse même à la prise du risque. C'est en quelque sorte une hypothèque économique et financière.
Cela est d'autant plus vrai que cette catégorie de projets repose, dans une large proportion, sur un fort contenu technologique et favorise, régulièrement, la recherche et l'innovation. Des facteurs utiles pour espérer performer ou encore prétendre à une croissance soutenue. Ce qui est encore plus important, c'est que les grands projets, comme le soutiennent certains analystes, tiennent souvent d'une approche intégrée, ce qui leur permet de concilier croissance économique, inclusion sociale et développement durable.
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Une trilogie qui constitue le fondement même du nouveau projet de développement socioéconomique, minutieusement initié par le Président de la République. Ce qui donne encore plus de consistance et de valeur à ces projets, c'est qu'ils touchent à des domaines stratégiques, tels que le transport aussi bien aérien que ferroviaire, l'énergie, la logistique, l'écologie, l'énergie, le développement durable... Et on en passe.
Toutefois, l'on reconnaît que la reprise de ces grands chantiers ne serait certainement pas de tout repos. Pour qu'elle soit bien conduite, elle devrait, logiquement, reposer sur des analyses d'impact, sur des programmes d'évaluation précis et sur une planification sérieuse. Des exigences qui reposent, elles-mêmes, sur notre capacité à mobiliser les compétences adéquates pour gérer cette mission. Pour cela, il est nécessaire de rompre avec les erreurs du passé et se libérer, définitivement, avec ces soi-disant responsables qui ne s'intéressent qu'aux postes et privilèges.
N'oublions pas que notre pays, comme le rappelle à chaque fois le Chef de l'Etat, dispose d'une nouvelle génération hautement qualifiée, engagée et, surtout, impatiente de servir les intérêts stratégiques du pays. Cette nouvelle génération pourrait constituer, comme le supposent les observateurs, un pare-feu contre la corruption, la spéculation et le sabotage, et plus encore, une garantie pour une forte acceptabilité sociale. En plus de cette question de qualification, le bon aboutissement des ces grands projets nécessiterait la mobilisation de fonds assez importants. Une mission possible mais complexe, notamment en ces temps de crise financière.