Togo: Des opposants exigent des clarifications sur une prorogation de l'état d'urgence dans la région des Savanes

Un projet de loi autorisant la prorogation de l'état d'urgence sécuritaire pour 12 mois dans la région des Savanes, dans l'extrême nord du Togo, a été adopté en première lecture le 27 février 2026 à Lomé, à l'Assemblée nationale. Si les autorités justifient le prolongement de cette mesure, certains opposants comme Brigitte Adjamagbo Johnson, de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), exigent des clarifications.

Au Togo, les députés ont adopté le 27 février en première lecture un projet de loi pour proroger d'un an l'état d'urgence sécuritaire dans les Savanes, dans l'extrême nord du pays. Il est en vigueur depuis juin 2022 dans cette région frontalière du Burkina Faso, qui connait des attaques de groupes terroristes sur lesquelles les autorités togolaises communiquent très rarement. Une nécessité, selon les autorités, qui affirment que « le Togo ne pliera pas » face à la menace.

Alors que le texte doit encore passer devant le Sénat avant son adoption définitive, l'opposition demande plus de transparence. Présente lors de la plénière à l'Assemblée, Brigitte Adjamagbo Johnson a voté contre le texte. Bien que préoccupée par la situation sécuritaire dans les Savanes, la députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) estime ne pas avoir obtenu de réponse satisfaisante à ses questions, notamment sur les conséquences de cette situation d'exception, plus de trois ans après son instauration : quel impact sur les activités dans la région ? Sur les droits et libertés individuels ? La députée s'interroge et demande l'organisation d'une mission parlementaire dans la zone.

Couvre-feux, sécurisation des écoles...

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Les députés sont libres de se rendre où bon leur semble, sur l'ensemble du territoire national, répond une source gouvernementale, pour qui le contexte de la région justifie une nouvelle prorogation : la menace persiste, selon elle, même si les attaques ont diminué.

Parmi les mesures mises en place, par exemple, l'instauration de couvre-feux, une sécurisation des écoles. L'état d'urgence sécuritaire a permis, selon l'Assemblée nationale, de renforcer les capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité. Fin janvier, Faure Gnassingbé a rendu hommage aux soldats tués dans des attaques l'an dernier, sans préciser leur nombre.

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